Miss France ne sera pas cette encore l'unique reine de beauté nationale. L'élection de Miss Prestige National aura bel et bien lieu le 10 décembre à Paris, soit deux jours après le concours de beauté d'Endemol, a annoncé Geneviève de Fontenay ce mercredi 31 octobre, même si, après la cour d'appel de Paris, le tribunal arbitral saisi par les sociétés Endemol et Miss France fait tinterdiction à cette dernière -dans un jugement du 29 octobre- "d'organiser directement ou indirectement" l'élection Miss Prestige national 2013 le 10 décembre.

"Endemol s'acharne contre moi. Ça rime à quoi ' Ce n'est qu'une élection de Miss! On me passera sur le corps s'il le faut, mais la prochaine élection Miss Prestige national aura lieu au Lido comme prévu!", a affirmé Mme de Fontenay.

Un climat de "guerre" chez les Miss

Dans un communiqué transmis ce mercredi, les avocats de Geneviève de Fontenay indiquent que "le Tribunal arbitral s'est déclaré incompétent pour statuer sur la validité de la clause de non-concurrence dont se prévalent la société Miss France et la société Endemol".

"Dans ces conditions, et contrairement à ce qu'affirme la société Miss France, le litige qui l'oppose à Madame Geneviève de Fontenay concernant son obligation de non-concurrence n'a pas été tranché sur le fond. Il ne le sera que lorsque la juridiction prud'homale aura statué. La procédure est toujours pendante à ce jour", explique ce dernier.

"Dans sa décision, le Tribunal arbitral a jugé utile de souligner dans sa sentence du 29 octobre 2012 que 'le comportement du groupe Endemol a contribué dans une certaine mesure à nourrir le climat de guerre des Miss'", affirment encore les avocats de la dame au chapeau, Me Anne-Sophie Bonnault Daly et Nicolas Filipowicz

Une élection en charge des comités régionaux

Selon Endemol, le tribunal arbitral fait interdiction à Mme de Fontenay d'organiser une élection nationale de Miss avant février 2014, et pour les élections suivantes jusqu'au 5 février 2017.

La semaine dernière, la cour d'appel de Paris avait déjà confirmé la condamnation de Geneviève de Fontenay pour avoir "violé sa clause de non-concurrence" en organisant une élection concurrente à l'élection de Miss France 2011.

Après cette première élection parallèle, Geneviève de Fontenay s'était mise en retrait et l'organisation de Miss Prestige national 2012 était passée entre les mains des "comités régionaux".