Le capitaine de l'équipe suédoise de football quitte l'AC Milan pour signer au PSG. C'est le gros coup de l'été. Montant du transfert: plus de 20 millions d'euros. Et un salaire démesuré pendant les trois prochaines années. Mais qui est Zlatan Ibrahimovic?
1. Ibrahimovic, une machine à gagner
Partout où il passe, il gagne. Champion des Pays-Bas, d'Italie et d'Espagne, mais jamais d'Europe, Zlatan Ibrahimovic collectionne les trophées. Il fait aussi trembler les filets. Depuis son arrivée en Italie en 2004, il a inscrit en moyenne 21 buts par an. La saison passée, il a terminé meilleur buteur du championnat italien avec 28 réalisations en 32 apparitions. Un joueur expérimenté.
2. Ibrahimovic, un joueur apatride
A bientôt 31 ans, le capitaine de la sélection suédoise va connaître son sixième club dans un cinquième pays. Né et formé à Malmö, il se révèle à Amsterdam. Transféré à Turin en 2004, il rejoint l'Inter Milan deux ans plus tard. Il y reste trois saisons, puis signe à Barcelone avant de revenir en Italie, à l'AC Milan. En treize ans de carrière, il a marqué 253 buts en 546 matches.
3. Ibrahimovic, un footballeur qui fait rêver
La France du football a encore du mal à réaliser. Dans L'Equipe de ce mercredi, le milieu de Brest, Bruno Grougi, parle de quelque chose "d'exceptionnel, de fantastique". Le défenseur français Julien Escudé considère le nouvel attaquant parisien comme un "artiste" qui "réalise des choses remarquables, insensées". Leonardo, directeur sportif du PSG, rappelle que c'est "un joueur qui peut tout changer".
4. Ibrahimovic, un égo surdimensionné
Zlatan Ibrahimovic est doué et il le sait. Lors de son arrivée à l'Ajax d'Amsterdam, à 19 ans, l'attaquant suédois prononce une phrase restée célèbre: "Moi, je suis Zlatan, et vous, vous êtes qui, putain?" Costaud physiquement, facile techniquement et intelligent tactiquement, le joueur est parfois agaçant sur un terrain. Il ne court pas chercher le ballon, c'est le ballon qui doit venir à lui.
5. Ibrahimovic, un coéquipier compliqué
Quand on a Ibrahimovic dans son équipe, on lui fait des passes. Si possible dans les pieds. Sinon, cela peut rapidement devenir compliqué. "Il a un sale caractère, raconte un de ses anciens coéquipiers dans L'Equipe. S'il fait le bon appel et qu'il ne reçoit pas le ballon dans le bon timing, il va péter un plomb." A Amsterdam, l'Egyptien Mido a pris une claque. A Turin, le Français Jonathan Zebina a encaissé une droite. Et à Milan, c'est le Sierra-Léonais Rodney Strasser qui, sans raison, a reçu un coup de pied dans le dos...
