Dans l'affaire du match de hand truqué, Nikola Karabatic a toujours clamé son innocence. En 2015, l'icône française du hand avait été condamnée pour escroquerie à une amende de 10 000 euros. Le coeur de l'affaire porte sur des paris passés à hauteur de plus de 100 000 euros sur un match remporté par Montpellier face à Cesson, alors que les Héraultais étaient déjà assurés du titre et que les adversaires tentaient d'éviter la relégation.
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Nikola Karabatic est notamment accusé d'avoir fait miser par sa compagne la somme de 1500 euros sur la défaite de Montpellier à la mi-temps, ce qu'il a toujours nié. Pour le premier jour du procès en appel ce lundi, le joueur emblématique tenait donc "à être là absolument": "On fait confiance à la justice et en même temps on est déterminés à montrer au juge qu'il n'y a aucune preuve sur ce match truqué", a-t-il expliqué.
Karabatic conteste l'infraction
A son arrivée devant le palais de justice, où 16 prévenus au total sont jugés en appel, Nikola Karabatic s'est dit "serein, apaisé", soulignant être "un peu fatigué" après un retour tardif de Hongrie, où il a disputé dimanche avec son frère Luka un match avec leur club, le PSG. Appelé à la barre comme chacun des prévenus présents, Nikola Karabatic a expliqué avoir fait appel car il "conteste l'infraction", imité peu après par son frère. Les deux frères doivent être auditionnés jeudi matin.

Le handballer Nikola Karabatic au tribunal correctionnel de Montpellier, pour son jugement en première instance, le 17 juillet 2015
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Le procès, initialement prévu pour durer jusqu'au 2 décembre, devrait finalement se terminer au plus tard le 30 novembre. Il se tient exceptionnellement dans la salle de la cour d'assises du tribunal de Montpellier en raison du nombre de prévenus et d'avocats, mais le public était plutôt clairsemé lundi. Les prévenus encourent cinq ans de prison et 375 000 euros d'amende, ainsi que l'interdiction pendant cinq ans d'exercer l'activité professionnelle ayant permis l'infraction.
