Les autorités avaient prévenu. Le match entre l'Olympique lyonnais et le Besiktas Istanbul serait électrique. La rencontre avait été placée au niveau maximum de risque de 4 sur 4. Mais malgré les mesures de sécurité et le millier d'agents stadiers déployés, de violents heurts ont éclaté jeudi soir dans les tribunes du Parc OL, le stade de Lyon. La pelouse a été ensuite envahie, retardant le coup d'envoi du match.
Un quart d'heure avant l'heure prévue de la rencontre, des spectateurs du Virage sud ont pénétré sur la pelouse, alors désertée par les joueurs, créant la confusion générale. Selon un journaliste AFP sur place, ils voulaient se protéger des projectiles et des pétards lancés depuis le haut des tribunes.
Le président de l'OL Jean-Michel Aulas, qui n'a pas hésiter à descendre sur la pelouse pour tenter de calmer les esprits, a ensuite pris le micro du kop pour s'exprimer devant les supporters lyonnais, selon les images de la télévision. A 21h10, le terrain s'est finalement vidé des spectateurs. Le match a ensuite repris avec 45 minutes de retard.
Plusieurs affrontements dès 19 heures
Dès 19 heures, des premiers incidents entre supporters lyonnais et turcs avaient éclaté, avec notamment des jets de bombes lacrymogènes. Plus tôt, quelques Turcs venus d'Allemagne s'étaient rendus dans l'OL Store du stade pour acheter des billets, ce qui leur a été refusé car le match se joue à guichets fermés. Pris de colère, ils ont brisé deux portes vitrées du magasin et mis la boutique sens dessus dessous. Ils ont été dispersés par la sécurité sans arrestation. L'incident a été confirmé par OL TV.
Selon l'AFP, un stadier a été blessé, chargé par des supporters turcs. Plusieurs mouvements de foule ont également eu lieu et les CRS ont chargé à plusieurs reprises.
Plus de 20 000 supporters stambouliotes étaient attendus pour le match. Deux jours après l'attaque du bus de Dortmund, l'UEFA avait demandé mercredi une réévaluation des mesures de sécurité "partout où c'est nécessaire".