On connaissait "Où est Charlie?", la célèbre série de livres-jeux pour enfants, voilà maintenant "Où sera Laure?" Depuis son échec aux JO de Pékin, plusieurs rumeurs circulent sur le futur centre d'entraînement que rejoindra la championne française.
La dernière en date se précise au fil des jours, voire des heures. Il y a quelques jours, La Provence annonçait qu'Esther Baron avait décidé de s'engager avec le Cercle des nageurs marseillais. Or, Esther Baron est la grande copine de ... Laure Manaudou. La championne française s'était d'ailleurs entraînée dans la piscine du club. Officiellement, la nageuse n'envisageait pas de rejoindre la cité phocéenne, elle ne faisait que piquer une tête dans le bassin marseillais, durant des vacances qu'elle passait dans la région.
Mardi, le président du Cercle a toutefois confirmé au micro de RMC que la signature de la championne pourrait intervenir dès lundi prochain. "Il ne nous reste plus qu'à nous rencontrer, a expliqué Paul Leccia. Pour l'instant, ça tourne mais il n'y a rien de concret. Les nageuses me disent que Laure se régale mais ce n'est pas ça qui fait la sauce. Logiquement, moi je pense qu'au plus tard lundi ça devrait être fait. Je sais qu'elle a vachement envie et que ça chauffe."
De Mulhouse à Marseille, en passant par Paris et Canet-en-Roussillon
Il convient pourtant de rester prudent tant les rumeurs autour de son nouveau club se sont succédées ces dernières semaines. Fin août, son entraîneur de l'époque, Lionel Horter, annonçait à L'Equipe que son élève quittait Mulhouse et mettait fin à leur collaboration. Horter précisait alors que la nageuse comptait s'installer à Paris. Or, dans la capitale, les structures capables d'accueillir Laure Manaudou ne sont pas légion. Tous les regards s'étaient alors tournés vers le Team Lagardère, structure privée qui, après avoir attiré de nombreux tennismen, poursuit une politique de diversification.
Une rencontre Philippe Lucas - Laure Manaudou avait également alimenté les rumeurs d'un retour à Canet-en-Roussillon. Mais la nageuse avait immédiatement démenti, expliquant ne pas vouloir retrouver les anciennes cadences d'entraînement, trop lourdes à son goût (à l'époque, elle nageait une vingtaine de kilomètres par jour). Si le feuilleton Manaudou prend fin lundi, comme l'affirme le président du Cercle des nageurs marseillais, un autre pourrait prendre le relais. Philippe Lucas a été sollicité par les fédérations roumaine (nationalité d'une de "ses" nageuses, Camelia Potec,) et canadienne.