"Je voulais vous dire que, oui, l'envie est revenue de reprendre la compétition. Rien n'est programmé pour l'instant, j'ai besoin de temps." Dans le Journal du Dimanche, Laure Manaudou annonce donc sa volonté de faire son retour dans les bassins, avec pour objectif les Jeux olympiues de Lonfres en 2012..

La nageuse, qui aura 25 ans en octobre, avait pris sa retraite en septembre 2009 et donné naissance à une fille, après des performances décevantes aux Jeux olympiques de Pékin.

"Je n'ai pas encore le niveau des championnats du monde. Mais je vais y travailler."

Priée de dire si son objectif était de revenir au plus haut niveau pour les Jeux olympiques de Londres en 2012, Manaudou a répondu : "Tout nageur qui a connu les Jeux a envie d'y retourner, bien sûr. Mais c'est encore loin. Il faudra d'abord que je me qualifie. Je vais attendre de voir où j'en suis dans les trois prochains mois avant de prétendre à quoi que ce soit."

Depuis quelques mois, elle s'entraîne à Auburn, aux Etats-Unis, sous la direction de l'entraîneur australien Brett Hawke et aux côtés de son compagnon Frédérick Bousquet, vice-champion du monde du 50 m nage libre.

L'annonce de cette tentative de retour intervient à quelques jours de la fin la période probatoire de neuf mois fixée par la Fédération internationale (Fina) pour tout nageur désirant reprendre la compétition.

Conformément au programme anti-dopage de la Fina, tout athlète, après avoir envoyé une lettre d'intention de retour dans les bassins, doit se conformer pendant cette période à un programme strict en matière de soins et d'alimentation. Pour la Française, ce délai expire le 5 juillet.

Ce week-end, Laure Manaudou a passé une grande partie de son temps avec les nageurs engagés à l'Open de Paris, alignant même quelques longueurs de bassin sous l'oeil de Brett Hawke et discutant avec plusieurs membres de l'équipe de France.

Son ancien entraîneur Philippe Lucas, avec lequel Manaudou a connu ses plus grands succès, se félicite de la tentative de retour de son ancienne protégée. "C'est une bonne chose pour le sport français. Elle n'avait pas fini son histoire, elle avait encore des choses à prouver", a-t-il dit aux journalistes en marge de l'Open de Paris.

Philippe Lucas, qui entraîne désormais l'Italienne Federica Pellegrini, naguère grande rivale de Manoudou, juge le pari risqué, mais jouable. "La sélection pour les Jeux est à la mi-mars, cela va venir très vite. C'est maintenant qu'il faut beaucoup travailler. C'est un véritable contre-la-montre, mais elle est capable de le gagner", dit-il.

Que pensez-vous de son retour en compétition?A-t-elle encore ce qu'il faut pour réclamer son titre de championne? Selon vous, quelles sont ses motivations?