Lance Armstrong pourrait même perdre la Légion d'honneur, après ses aveux de dopage. Le Conseil de l'ordre de la Légion d'honneur a ouvert une procédure disciplinaire, selon la grande chancellerie ce vendredi.
Un rapporteur du Conseil va instruire le dossier. Le sportif sera informé de l'ouverture de la procédure par voie diplomatique. Il disposera ensuite de trois mois pour présenter sa défense.
Le cycliste américain, déchu de ses sept victoires dans le Tour de France de 1999 à 2005 le 22 octobre dernier, avait été nommé chevalier de la Légion d'honneur par un décret du 30 mai 2005. Ce décret n'avait pas été publié au Journal officiel puisqu'il s'agit d'un étranger ne vivant pas en France.
"Comportement contraire à l'honneur"
Selon le code de la Légion d'honneur, les Français, qui ont reçu cette décoration peuvent recevoir un blâme, être suspendus provisoirement ou exclus de l'ordre après une condamnation pénale ou pour avoir "commis des actes contraires à l'honneur".
Mais les étrangers, qui ne sont pas membres de l'ordre, sont susceptibles depuis mai 2010 de se voir retirer la distinction que constitue la Légion d'honneur en cas de condamnation, de "d'actes ou de comportements contraires à l'honneur ou de nature à nuire aux intérêts de la France à l'étranger ou aux causes qu'elle soutient dans le monde".
Selon les statuts de l'institution, les étrangers ne sont pas membres de l'ordre et n'ont donc pas besoin de se voir remettre les insignes de cette décoration, la plus haute en France et créée par Napoléon 1er.
Ainsi le couturier britannique John Galliano, condamné en septembre 2011 à 6000 euros d'amende avec sursis pour injures antisémites, s'était vu retirer en août dernier sa croix de chevalier de la Légion d'honneur reçue en 2009.
