Grimper les 1665 marches de la Tour Eiffel le plus rapidement possible? Voilà le principe de la première édition de la Verticale qui s'est déroulée vendredi soir. Au programme: 324 mètres de souffrance du pilier sud jusqu'à l'arrivée, jugée au troisième étage de la Dame de fer.

Nouvelle-Zélande, Brésil, Etats-Unis.... 57 participants, issus de seize pays différents, sont venus relever ce défi, combattre le vent, le froid et la pollution. Bref, "tout donner et le reste" comme le souligne avec malice l'organisateur de la course, Jean-Charles Perrin

Une compétition hors-norme

Il a seulement fallu 7 min 50 sec à Piotr Lobodzinski, vainqueur de la Verticale pour arriver au sommet de la Tour Eiffel. Fringant à l'arrivée, le Polonais admet toutefois avoir été perturbé par "le vent tournant" dans les étages supérieurs.

L'effort a été plus difficile pour les autres sportifs. "J'ai passé un mauvais quart d'heure", explique Guy Amalfitano, 51 ans, athlète unijambiste. "C'est vraiment hors normes, il y a des cassures, c'est étroit. J'ai fait seize minutes et des poussières, mais l'essentiel c'est d'être au bout", poursuit-il. Un avis partagé par Madeleine Fontillas-Ronk, 46 ans, habituée des courses comme le Run Up organisé dans l'Empire State Building : "C'est pire qu'un sprint, pire qu'un marathon, et même pire que de donner naissance".