L'histoire

On croyait assister à l'entraînement des brigades du Tigre et on tombe sur une scène digne des joutes au laser de Star Wars. Pourtant, avant de devenir ce sport de combat chorégraphié, la canne a traversé le Moyen Age - souvenez-vous d'Errol Flynn en Robin des Bois - servi à contourner l'édit sur les duels et, surtout, permis au bourgeois de la Belle Epoque de se défendre contre les embuscades des «apaches». C'était le temps des académies de savate et du chapeau melon, avant que la Grande Guerre emporte ce monde aujourd'hui disparu. «La canne de combat est redevenue à la mode il y a quelques années, raconte Frédéric Morin, à la tête de l'Association sportive de canne d'arme (Asca) Paris 11, car elle associe rapidité, esthétisme et courtoisie.» Les coups portés avec ce bâton en châtaignier long de 95 centimètres sont infiniment plus spectaculaires qu'en escrime. Ce ne sont que sauts en extension, volte-face, moulinets de canne, parades et, pour les plus acrobates, sauts périlleux.

Les bienfaits

«Pas besoin d'une super-condition physique, on peut s'amuser après quatre ou cinq séances», jure une débutante. C'est moins la puissance que la souplesse et la rapidité qui sont requises. «On a les sensations fortes d'un sport de combat, sans la violence», résume Frédéric Morin.

Pour qui?

Tout le monde peut pratiquer ce sport, à condition d'avoir un minimum de souplesse et de vivacité. On y croise de plus en plus de filles.