Cette révélation risque bien d'éveiller les soupçons et mettre en doute la probité des contrôles antidopage, aux JO de Rio. Invités au Brésil par le Comité international olympique (CIO), les experts indépendants de l'AMA ont notamment exposé les cas de sportifs attendus "qui n'ont pas pu être trouvés" pour le test. Les objectifs quotidiens de contrôles hors compétition, dans le Village olympique, n'ont pas été atteints, en partie à cause du manque de personnel correctement formé, notamment celui censé guider les sportifs à travers la procédure.
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"En fait, seulement 50% ou moins de ces tests ont souvent été menés", a révélé le rapport. Des problèmes ont également émergé en compétition, lorsque des accompagnants ont été interdits d'accès dans certaines zones, et donc empêchés d'escorter les sportifs vers les contrôles antidopages. Une part importante du personnel n'était pas non plus suffisamment formée pour prélever des échantillons.
Malgré ces difficultés, les résultats sont positifs
Dans ces circonstances, Jonathan Taylor, qui dirigeait l'équipe de dix observateurs, a cependant affirmé que le programme antidopage "mis en oeuvre et supervisé par le CIO a permis d'atteindre plusieurs résultats positifs", dans le communiqué de l'AMA.

Le laboratoire antidopage de Rio de Janeiro, le 8 mai 2015
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"En dépit de problèmes de personnel, de contraintes de ressources et d'autres difficultés logistiques", a-t-il poursuivi, "le CIO doit être félicité pour son adoption de nouvelles méthodes dans l'exécution du programme antidopage olympique, (...) ainsi que d'autres initiatives telles que l'unité de gestion du Passeport biologique de l'athlète (UGPBA) pour la période des Jeux et l'établissement d'une division du Tribunal arbitral du sport (TAS) comme instance d'audition sur l'antidopage".
Le dopage reste un sujet brûlant dans l'olympisme. Avant les JO 2016, un gigantesque scandale de dopage d'Etat a ainsi privé la Russie de plus de 110 sportifs, dont la quasi-totalité de ses athlètes. Les rouages de ce système avaient été dévoilés par un rapport commandé par l'AMA au juriste canadien Richard McLaren.
