Elle s'attendait à souffrir et refusait de vivre sa troisième participation aux JO sous la pression, mais tout de même, quelle déception! Quatre ans après son bouillon pékinois, deux ans après avoir donné naissance à sa petite Manon, Laure Manaudou, le plus beau palmarès de la natation française (médaille d'or en 2004 sur 400m à Athènes, double championne du monde en 2005, 31 titres de championne de France), a pris l'eau, ce dimanche matin, lors des séries du 100m dos aux Jeux olympiques de Londres.

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Avec un très décevant chrono de 1'01''03, la Française, entraînée par Romain Barnier et Brett Hawke, n'a pu terminer que huitième et dernière de sa série, soit le 22e temps de la matinée. "Je n'ai pas eu les sensations que j'aurais aimé avoir, je savais en arrivant ici que je ne serais pas forcément au niveau des meilleures, a-t-elle déclaré à la sortie du bassin. Je ne pouvais pas me fixer de médaille sur ces championnats, je n'en étais pas capable. Le but c'est d'être aux jeux et de profiter de chaque moment."

Son meilleur temps cette saison (1'00''16) réalisé lors des championnats de France à Dunkerque, avait sonné comme un mauvais présage, ne la hissant qu'au quatorzième rang mondial d'une discipline dominée par l'Australienne Emily Seebohm (la sensation ce matin, dans le bassin olympique de l'Aquatics Centre avec un temps de 58''23, nouveau record olympique) et l'Américaine Melissa Franklin.

Il reste cependant une chance à Manaudou de s'écrire un nouveau destin olympique: sur 200m dos, ce jeudi en fin de matinée, bien qu'elle maîtrise habituellement moins bien cette distance.