C'est le match sur lequel il ne faut pas se planter. "Cela fait des mois qu'on le dit, c'est le quarts de finale", rappelle Claude Onesta. L'équipe de France de handball affronte à 15h30 celle d'Espagne. Le vainqueur part en demi et jouera au moins la médaille de bronze. Le perdant rentre à la maison avec ses regrets éternels. "Ce sera très certainement mes derniers Jeux et j'ai pas envie que ça s'arrête en quarts", ajoute le capitaine Jérôme Fernandez, 35 ans, dont 15 avec avec les Bleus
La France n'a pas réalisé un parcours parfait dans ces JO. Après avoir logiquement explosé la Grande-Bretagne (44-15) et l'Argentine (32-20), elle a été accrochée par la Tunisie (25-19) avant de incliner contre l'Islande (29-30). "Ce n'est pas une petite équipe, c'est la plus performante dans cette compétition avec la Croatie", estime cependant Onesta. "On a fait 45 belles dernières minutes, le résultat s'est joué d'un rien", ajoute Fernandez.
L'équipe de France monte en puissance. Pas de panique, la piqure de rappel islandais a véritablement lancé l'équipe de France dans le tournoi. Après discussions et mise au point, les Bleus ont très battu la Suède 29-26 lundi. "On a fait une première mi-temps exceptionnelle, estime Onesta. Puis on a la volonté logique de s'économiser en 2e mi-temps." Hors de question de lâche trop d'énergie. Fernandez: "Physiquement on est bien, la plupart des joueurs sont en forme".
L'Espagne est une équipe à portée. Elle a connu un parcours plus difficile que les Bleus, s'inclinant contre le Danemark (23-24) et la Croatie (25-30), deux clients au podium. "J'espère que toute l'énergie qu'ils ont lâché va nous profiter, je pense qu'on a les moyens de les battre, ils savent nous jouer et savent nous gêner, mais on a vu au dernier Eurotournoi (31-24 le 15 juillet dernier) que quand tout le monde est bien dans sa tête, on redevient une équipe très forte", avance Fernandez.
William Accambray remplace numériquement Guillaume Joli. "C'est une décision dans l'intérêt de l'équipe, Guillaume Joli a un problème inflammatoire au genou qui l'empêche d'être à 100%", justifie Onesta. "Si j'ai des shoots à prendre, il ne faut pas que je me pose de questions, je suis un joueur d'impact, capable de tirer de loin, c'est ce que Claude [Onesta] attend de moi", promet le Montpelliérain, heureux de rejoindre la compétition.
