Les saisons se suivent et se ressemblent pour Arsenal. Les Gunners connaissent d'abord quelques difficultés à la reprise, avant de se mettre en route en septembre. Ils enchaînent alors les victoires et se mettent à rêver d'un titre de champion. Cette bonne dynamique est toujours freinée en fin d'année. Incapables de relancer la machine, ils s'écroulent au printemps, se font sortir en Ligue des champions, mais s'arrachent dans le sprint final pour terminer quatrièmes de Premier League. Ce scénario est une nouvelle fois en train de se répéter.

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Pointés à treize longueurs du leader Chelsea, les Gunners peuvent tirer un trait sur le titre. Ils s'apprêtent également à être éliminés en 8es de finale de la Ligue des champions pour la septième fois consécutive. Battus 5-1 par le Bayern Munich à aller, ils n'ont quasiment aucune chance d'inverser la tendance lors du match retour ce mardi soir à l'Emirates Stadium. Dans l'histoire des Coupes d'Europe, seules 1,5% des équipes se sont qualifiées après avoir été battues sur ce score à l'aller à l'extérieur. Face à cette situation, les supporters d'Arsenal peuvent déjà se chercher des excuses pour expliquer cette nouvelle désillusion. Voici cinq arguments, plus ou moins recevables, qui pourraient leur être utiles pour éviter de se faire trop chambrer.

C'est la faute de Wenger

Il est certainement celui qui cristallise le plus de critiques à Arsenal. Arrivé sur le banc des Gunners en 1996, Arsène Wenger est annoncé sur le départ à chaque intersaison, mais il s'accroche fermement à son poste. Une situation qui exaspère une partie des supporters d'Arsenal, qui lui reprochent de ne pas avoir décroché de titre de champion d'Angleterre depuis 2004, de se montrer trop frileux sur le marché des transferts et de persister dans ses choix tactiques douteux. Depuis le début de la saison, l'Alsacien s'obstine par exemple à titulariser Francis Coquelin au milieu de terrain. Or le Français enchaîne les mauvaises prestations. Les fans d'Arsenal n'ont pas non plus compris sa décision de ne pas titulariser Alexis Sanchez lors de la dernière journée de Premier League. Son choix de lancer face au Bayern Alex Iwobi et Kieran Gibbs à la place d'Olivier Giroud et Nacho Monreal s'était également soldé par un échec.

Taux de crédibilité de l'excuse "Wenger": 75%

C'est la faute de Giroud

Comme Arsène Wenger, Olivier Giroud compte certainement autant d'admirateurs que de détracteurs. Il y a ceux qui louent son énergie, sa capacité à user les défenses et son excellent jeu de tête. Et ceux qui fustigent sa lenteur, sa technique parfois approximative et ses ratés devant le but. Mais cette saison, invoquer le manque d'efficacité de Giroud pour justifier les mauvais résultats d'Arsenal serait un poil exagéré. En 18 matchs de Premier League, dont seulement 7 titularisations, l'ancien Tourangeau a planté 8 buts. Des statistiques qui en font le deuxième meilleur buteur d'Arsenal derrière Alexis Sanchez et ses 17 réalisations. Remplaçant face au Bayern, il avait dû attendre la 77e pour entrer en jeu. Insuffisant pour pouvoir se mettre en évidence.

Taux de crédibilité de l'excuse "Giroud": 10%

C'est la faute du tirage au sort

Cette année, les Gunners pensaient avoir bien fait les choses en terminant en tête de leur groupe devant le Paris Saint-Germain. Cette première place devait leur permettre d'hériter d'un adversaire a priori à leur portée en huitièmes, comme le Bayer Leverkusen ou le Benfica Lisbonne. Facétieux, le tirage au sort a préféré placer sur leur route le Bayern Munich. Une équipe arrivée deuxième de sa poule derrière l'Atlético Madrid, mais candidate déclarée à la victoire finale. Les Gunners ont donc leur mot d'excuse tout trouvé: le Bayern est plus fort qu'Arsenal et la hiérarchie est logiquement respectée. Seul bémol, le FK Rostov a déjà prouvé qu'il était possible de faire chuter les Munichois cette saison en les dominant 3 à 2 en poules. Et Arsenal n'est pas censé être inférieur à ce club classé seulement septième du championnat russe.

Taux de crédibilité de l'excuse "tirage": 70%

C'est la faute de l'arbitrage

En football, l'excuse de l'arbitrage est un classique. Il est très facile de se réfugier derrière une petite erreur de l'homme au sifflet pour se dédouaner de toute responsabilité après une défaite. Arsène Wenger l'a déjà prouvé à plusieurs reprises cette saison. Face à Chelsea début février, il s'était notamment plaint d'une faute non sifflée sur le premier but des Blues. Après le match contre le Bayern, l'Alsacien était cette fois resté très calme, son équipe n'ayant pas été pénalisée par l'arbitrage. Au contraire, elle avait même été favorisée. Le Bayern avait en effet été privé d'un penalty pour une main évidente mais non sifflée d'Hector Bellerin dans sa surface. Il faudrait donc une avalanche d'erreurs d'arbitrage mardi soir contre Arsenal pour sauver les Gunners.

Taux de crédibilité de l'excuse "arbitrage": 5%

C'est la faute du calendrier

En janvier, Arsène Wenger avait vertement critiqué le calendrier des Gunners, trop chargé à son goût avec sept matchs au programme. Ce rythme infernal n'avait pas empêché les Londoniens de décrocher cinq victoires pour un match nul et une seule défaite. Le mois suivant, les Gunners ont pu souffler avec seulement quatre rencontres à jouer. Le même programme allégé les attend en mars. Les supporters d'Arsenal peuvent donc difficilement avancer l'excuse d'un calendrier infernal pour expliquer la mauvaise forme de leurs joueurs. Surtout que les Munichois, eux, ont disputé six matchs en février et en joueront cinq autres en mars.

Taux de crédibilité de l'excuse "calendrier": 1%