En cette fin de saison, rien n'arrête Andy Murray. A l'exception d'une défaite en demi-finale de Coupe Davis face à l'Argentin Juan Martin Del Potro mi-septembre, l'Ecossais n'a plus connu la défaite, remportant ainsi 4 tournois dont 2 Master 1000. Mieux, le joueur de 29 ans est passé devant Novak Djokovic au classement ATP et s'est emparé de la place de numéro 1 mondial. La raison de ses excellents résultats pourrait bien être la naissance de sa fille Sophia en février dernier, comme le déclare à la BBC son entraîneur adjoint, Jamie Delgado.
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"La paternité lui a permis d'être plus mature", affirme le technicien britannique. Ce dernier explique notamment que "beaucoup de choses se sont passées en dehors des courts qui l'ont vraiment aidé à devenir plus calme sur le circuit". Si Murray donnait parfois l'impression de ne plus être concentré sur le match à cause de la pression, ces derniers mois, le double champion olympique semble désormais serein: "Tous les tournois peuvent être stressants mais il est désormais moins sous pression", confie Delgado.
La récompense d'un travail acharné
Evidemment, l'ancien joueur de tennis professionnel ajoute ensuite que la paternité ne suffit pas à justifier l'état de forme de Murray. Pour lui, "l'immense accomplissement [devenir numéro 1]" est aussi "le résultat d'un travail incroyablement difficile de toute une carrière et pas juste effectué sur une année (...) Andy va désormais tout faire pour conserver cette place le plus longtemps possible." Sans doute omet-il aussi de dire que Murray a en partie bénéficié de la baisse de régime de Djokovic, depuis la victoire du Serbe à Roland-Garros.