L'école est dans un piètre état. L'établissement fondé en 2018 par Marion Maréchal, à Lyon, a été vandalisé dans la nuit de mardi à mercredi. L'action a été revendiquée dans un communiqué non signé, mais relayé par un groupe antifasciste, comme le rapporte Le Figaro.
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Le rideau de fer protégeant l'entrée principale de l'Issep [Institut des sciences sociales, économiques et politiques] restait baissé mercredi et les projections d'une peinture noire épaisse étaient toujours visibles sur la façade, ainsi que des vitres fissurées et des traces de tentative de pénétration dans l'établissement. Une équipe de nettoyage était sur place.
"Nous attendons une réponse ferme de la justice"
L'Issep "a été la cible de dégradations commises par des militants d'extrême gauche qui ont revendiqué l'attaque sur les réseaux sociaux", a déploré dans un communiqué Marion Maréchal, en énumérant les dégâts. "La façade a été intégralement recouverte de peinture noire, une vitrine brisée au marteau, les serrures forcées".
"Nous attendons une réponse ferme de la justice et de la puissance publique", ajoute l'ex-députée RN du Vaucluse, qui affirme que de nouvelles dispositions seront prises pour assurer la sécurité des locaux. Par ailleurs, "nous engageons auprès du procureur de la République les voies de droit adéquates, et mettrons tout en oeuvre pour faire valoir nos droits", poursuit-elle.
Le lieu de formation d'une "nouvelle élite politique"
La petite-fille de Jean-Marie Le Pen compte en outre demander audience, par courrier, au préfet du Rhône, au recteur de l'Académie de Lyon et au maire de Lyon, "afin de connaître les dispositions prises pour que de tels actes ne se reproduisent plus". "La France est un état de droit, dans lequel l'enseignement est une liberté constitutionnellement garantie et les écoles sont des sanctuaires républicains", ajoute l'ancienne députée.
L'Issep a été ouvert à la rentrée 2018 au sud de Lyon, dans le nouveau quartier de la Confluence, à quelque 150 mètres du siège de la région Auvergne-Rhône-Alpes. L'établissement se veut, selon Marion Maréchal, le lieu de formation d'une "nouvelle élite politique" et "une alternative éducative" à l'enseignement supérieur français existant.
