Ils voulaient dire deux mots à Emmanuel Macron. Une vingtaine de gilets jaunes, des manifestants en colère contre la hausse des prix des carburants, ont été évacués ce vendredi par les gendarmes en fin de matinée alors qu'ils attendaient le chef de l'Etat à Albert (Somme), qui lui-même devait rencontrer Theresa May.
D'abord rassemblés de l'autre côté de la place de la mairie, explique France 3 Hauts-de-France, les quelques manifestants se sont assis pour protester contre la décision de les évacuer transmise aux gendarmes. C'est alors qu'ils ont été évacués par la force dans une rue proche. Des images filmées lors de ce moment de tension montrent les gendarmes pousser des manifestants qui ne laissent pas faire. Des femmes ont été portées par les gendarmes, affirme France 3.
Une manifestante en pleurs
L'action des gendarmes a d'ailleurs choqué une manifestante, qui a exprimé sa colère aux journalistes présents. "Je parlais de Macron comme quelqu'un de dédaigneux, méprisant, mais c'est pire, c'est un dictateur, du totalitarisme", a-t-elle notamment lancé.
Plus tôt, cette manifestante avait évoqué au micro de LCI un "ras-le-bol général de toutes les taxes qu'on nous fait payer" et dénoncé la "misère" qui fait que "les voix grondent".
Si Emmanuel Macron n'a cette fois pas été confronté aux manifestants, cet épisode s'ajoute à la liste des accrochages qui ont marqué la semaine "d'itinérance mémorielle", marquée à la fois par la colère des gilets jaunes et par la polémique sur les propos du président au sujet du maréchal Pétain.
