"Certains signes précurseurs encourageants, comme ceux observés en France, en Allemagne, au Portugal, en Espagne, au Royaume-Uni et dans d'autres pays, indiquent que l'épidémie pourrait ralentir", a déclaré, ce mardi 30 août, le directeur régional de l'Organisation mondiale de la santé pour l'Europe. La semaine dernière, l'OMS avait rapporté une réduction de 21% des nouveaux cas dans le monde après quatre semaines consécutives d'augmentation. Pour autant, c'est par la poursuite d'un effort soutenu que les bonnes modélisations actuelles seront confirmées. L'organisation recommande donc aux Etats de maintenir les mesures de surveillance, la vaccination ciblée et l'engagement auprès de la communauté homosexuelle masculine, où le virus circule principalement.

LIRE AUSSI : Variole du singe : "Les pouvoirs publics ont peur d'en faire trop", juge Dominique Costagliola

La France entend poursuivre la vaccination "plusieurs mois"

En ce sens, le ministère français de la Santé indique que l'offre de vaccination contre la variole du singe sera "maintenue pendant plusieurs mois", soit jusqu'en 2023. A ce jour, 3 547 cas ont été confirmés, ce qui place la France au quatrième rang des pays européens les plus touchés. "La prévention globale permet pour la première fois une baisse de l'incidence", a confirmé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, qui assure que, d'ici la fin de la semaine, "on aura dépassé les 140 000 doses de vaccin livrés sur le terrain". Pour l'heure, les 220 centres de vaccination ouverts en France ont vacciné 70 000 personnes. Le 13 septembre prochain, le ministre de la Santé, François Braun, réunira "toutes les parties" engagées dans la lutte contre la variole du singe, afin de faire un point sur l'épidémie.