Pas d'hommage pour les victimes du Bataclan, qui assistaient à un concert "inspiré par Satan". A Wisembach, une petite commune de Lorraine, l'abbé François Schneider a suscité la polémique auprès de ses fidèles pendant une messe en refusant de rendre hommage aux 90 personnes décédées dans l'attaque de la salle de concert parisienne. Et ce, alors qu'il avait salué la mémoire des victimes qui se trouvaient en terrasse lors des attentats du 13 novembre dernier, comme le rapporte L'Est républicaince mardi.
Certains fidèles ont refusé de prendre part à la communion
Les faits, qui remontent au 29 novembre dernier, ont suscité de nombreuses réactions auprès des fidèles présents et certains d'entre eux ont refusé de prendre part à la communion, explique le journal.
Le maire d'une commune proche a de son côté décidé d'alerter l'évêque de Saint-Dié, dont dépend la commune de Wisembach. Selon L'Est républicain, l'abbé Schneider a eu droit "à une mise au point sans équivoque" vendredi avec l'évêque. Le vicaire général, Pierre-Antoine Duménil, a déclaré pour sa part que "l'abbé Schneider a fait un amalgame entre le religieux et le culturel.
"Nous ne tolérons pas ces amalgames et ces propos. Nous les refusons et les condamnons. Ce sont là des analyses inconcevables, intolérables et déplacées vis-à-vis des victimes et de leurs familles" a affirmé le vicaire général. Ce n'est pas la première sortie de route d'un prêtre concernant les attaques terroristes du 13 novembre. Quelques jours après les attentats, un prêtre lyonnais avait déjà suscité la polémique, en mettant sur le même plan terroristes et victimes du Bataclan. L'homme avait été sanctionné par sa hiérarchie.
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