Pour lutter contre la vague de drones survolant les centrales nucléaires, les pelotons spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG) auront le droit de tirer sur ces engins sans pilote, révèle Le Parisien ce dimanche. Toutefois, le survol organisé et simultané "ne présente pas forcément de danger. Donc il n'y a pas eu spécifiquement d'ordre de tirer sur ces drones-ci", a précisé un conseiller de Matignon ce dimanche.

Depuis le 5 octobre, 14 centrales nucléaires ont été survolées par des drones, sans que l'on sache qui les pilote. Les gendarmes pourront donc utiliser leurs fusils à pompe pour les neutraliser, mais les tirs restent prohibés en direction de l'îlot nucléaire et au-dessus du site dit conventionnel, précise le quotidien.

Cette décision a été prise après une réunion qui s'est déroulée au ministère de l'Intérieur, le vendredi 31 octobre, où EDF aurait mis la pression sur les politiques.

Pas de piste

Le Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationales (SGDSN), qui dépend du Premier ministre, a assuré que le gouvernement "mobilise" tous les moyens pour "identifier les responsables".

Mais l'enquête n'a pas encore porté ses fruits. Ce dimanceh matin, lors du Grand Rendez-vous Le Monde/i>Télé/Europe1, la ministre de l'Ecologie a admis n'avoir "aucune piste" sur sur les personnes ou organisations pouvant en être à l'origine de ces survols.