Deux hommes et une femme ont été interpellés mercredi en possession d'un drone aux abords d'une centrale nucléaire. Ils ne sont toutefois pas soupçonnés d'être les auteurs des survols des treize autres sites.
Pourquoi ont-ils arrêtés?
Les deux hommes, âgés de 24 et 31 ans et la jeune femme de 21 ans ont été arrêtés par les gendarmes "à une centaine de mètres" de la centrale de Belleville-sur-Loire, dans le Cher. "La centrale n'a pas été survolée, le drone est resté aux abords" des installations, a précisé Marie-Pierre Viret, substitut du procureur de Bourges.
A quoi ressemble l'appareil ?
Le drone serait un appareil sophistiqué, mais de moins d'un mètre d'envergure. Selon Le Figaro, l'appareil, équipé d'une grosse lumière rouge et d'un flash pouvant éclairer le sol, pourrait parcourir des dizaines de kilomètres.
Que risquent-ils?
Survoler des installations nucléaires - centrales mais également centres de recherche, de tri des déchets... - est pourtant formellement interdit par la loi. Voler à moins de 3300 pieds (1000 mètres environ) sur un périmètre de cinq kilomètres autour d'un site est passible d'un an de prison et de 75 000 euros d'amende. Une directive qui s'applique aussi bien aux avions, aux ULM qu'aux drones.
Sont-ils les auteurs des autres survols?
Depuis mi-octobre, une quinzaine de sites ont été survolés par des drones civils. Le week-end dernier, un drone s'était déjà approché de la centrale de Belleville-sur-Loire, sans toutefois franchir le périmètre de sécurité. Selon la magistrate en charge du dossier, les trois interpellés ne "sont pas soupçonnées d'être les auteurs de survols d'autres centrales nucléaires". La section anti-terroriste du parquet de Paris n'a pas été saisie.
Qui sont-ils?
La procureure de Bourges n'a, pour l'heure, pas souhaité dévoiler de détails sur les trois suspects. Appartiennent-ils à une association écologiste qui dénoncent l'utilisation du nucléaire civile? Font-ils de l'espionnage industriel? Du repérage en vue d'une action terroriste?
