La Cnil a demandé ce dimanche 26 avril "certaines garanties supplémentaires" lors du lancement de l'application de traçage gouvernementale StopCovid, qui doit permettre de retrouver les contacts avec des personnes porteuses du coronavirus.

Volontariat et pseudonymes

L'organisme veillant au respect des libertés dans le domaine numérique estime que dans un "contexte exceptionnel de gestion de crise", c'est-à-dire en accompagnement du déconfinement à partir du 11 mai, le dispositif est conforme aux exigences européennes de protection des données privées "si certaines conditions sont respectées".

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Mais elle "demande certaines garanties supplémentaires" et veut "pouvoir se prononcer à nouveau après la tenue du débat au Parlement", selon un avis rendu public ce dimanche, et adopté le 24 avril par les membres de son collège, qui met en garde contre la tentation du "solutionnisme technologique". Parmi les garanties allant dans le bon sens, selon la Cnil : le principe du volontariat, ainsi que l'utilisation de pseudonymes. L'organisme autorise donc, en substance, le lancement de StopCovid, mais il s'agit d'un "oui" sous conditions.

StopCovid alerte les personnes l'ayant téléchargée du fait qu'elles ont été à proximité d'individus diagnostiqués positifs au coronavirus et disposant de la même application. L'application repose sur l'utilisation du Bluetooth, sans recourir à une géolocalisation précise des individus.