Le gouvernement veut accélérer son offensive contre les campements de migrants. En visite au centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Doué-la-Fontaine, dans le Maine-et-Loire, François Hollande a affirmé ce samedi que la France ne "[pouvait] plus tolérer les camps" et n'en [tolérerait] pas" de nouveaux. Message reçu.
Stalingrad évacué "la semaine prochaine"
Dans la foulée, Manuel Valls a annoncé que le camp installé au pied de la station de métro Stalingrad à Paris serait évacué "la semaine prochaine".
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En déplacement au Ghana dans le cadre d'une tournée en Afrique de l'Ouest, le Premier ministre a en effet martelé vouloir "traiter la question de Paris la semaine prochaine, avec 2000 personnes qui doivent être mises à l'abri et qui ont droit là aussi à la protection". Vidés une trentaine de fois, les campements de migrants situés dans le nord de Paris, à Stalingrad, ont à nouveau vu se multiplier les tentes igloo.
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A Calais, le campement rasé lundi
En parallèle, la "Jungle" de Calais devrait être entièrement rasée lundi au terme d'une opération de démantèlement menée en une semaine. Ce dimanche, les travaux de démolition ont repris dans la "Jungle" pour l'avant-dernier jour de l'opération. Plusieurs pelleteuses s'activent pour déblayer le site de l'ex-bidonville désormais désert, une tâche rendue plus simple par les multiples incendies qui ont ravagé les abris de fortune au cours de la semaine.
Une activité doublée d'une présence policière toujours très importante sur place. Dans le centre de Calais, de nombreuses rondes sont menées dans le but de prévenir l'installation de squats, ainsi que l'interpellation de migrants. Pendant le weekend, un journaliste a même aperçu des gendarmes faire des descentes dans des maisons abandonnées et des policiers arrêter des réfugiés dans un parc.
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Mais le gouvernement doit encore composer avec les nombreux mineurs logés au Centre d'accueil provisoire (CAP) près de la "Jungle" de Calais, qui espèrent être accueillis en Angleterre, qu'ils aient ou non un parent dans ce pays. Paris tente de convaincre Londres de se montrer plus généreuse. Une poignée de mineurs partent d'ailleurs chaque jour en car vers l'Angleterre, selon la préfecture du Pas-de-Calais. Mais la grande majorité des 1500 places du CAP étaient encore occupées ce dimanche.