Fin de l'évacuation. Environ deux heures après être entrés sur le site, les gendarmes ont mis fin ce vendredi après-midi à l'occupation du site de Sivens, dans le Tarn, par des zadistes, en s'emparant d'une trentaine de récalcitrants. Au total, 21 personnes ont été interpellées selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, précisant sur BFM TV qu'il n'y avait "aucun autre chemin que celui du refus de la violence". Les forces de l'ordre n'avaient pas recensé de blessés à 14h45, a précisé une source proche du dossier.
Après avoir cerné de plus en plus près une trentaine d'occupants qui refusaient de partir, les gendarmes mobiles, en grand nombre, se sont saisis d'eux. Malgré la résistance passive des zadistes qui tentaient de s'accrocher les uns aux autres, les forces de l'ordre ont réussi à les séparer. Tandis que plusieurs des interpellés étaient menottés, le gros de la troupe était escorté vers la sortie de la zone par les gendarmes, a constaté une journaliste de l'AFP.
Plus de 300 gendarmes mobilisés cette semaine
Trois derniers zadistes restaient perchés à 12 mètres de haut sur un échafaudage, et une équipe spécialisée de la gendarmerie devait se charger de les faire descendre. Il s'est passé environ deux heures entre l'entrée sur le site des gendarmes et la prise de contrôle de la zone par les gendarmes mobiles qui étaient plus de 300 mobilisés cette semaine pour empêcher les heurts entre pro et antibarrages puis pour expulser les zadistes.
Peu avant cette intervention des gendarmes, le conseil général du Tarn -à majorité socialiste- avait voté pour la réalisation d'un barrage réduit et exigé l'expulsion sans délai des occupants opposés au projet de barrage, à 43 voix contre 3.
Le Premier ministre Manuel Valls avait pour sa part promis "une réponse extrêmement ferme de l'Etat" aux éventuels récalcitrants à l'évacuation.
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Quatre d'entre-eux avaient accepté auparavant de sortir volontairement de la Zad (la zone à défendre, NDLR), avec l'assurance d'être protégés des agriculteurs -pro-barrage- qui encerclent toute la zone. D'autres ont déjà replié leurs tentent et trié leurs affaires. L'évacuation pourrait donc se faire dans le calme, des discussions "tout à fait responsable" serait en cours, selon une source préfectorale.
En milieu d'après-midi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve s'est félicité de "cette évacuation sans heurts". Il a également confirmé l'arrestation de 21 individus pour des faits de violence ou attroupement interdit. "Dans la république, le seul chemin possible est celui du refus de la violence", a-t-il déclaré.
