Nouvelle expulsion de zadistes, à une dizaine de kilomètres du site de Sivens. Samedi en début d'après-midi, une quarantaine de personnes, dont des occupants de Sivens violemment expulsés du site la veille, ont été évacués par les forces de l'ordre d'une place de la ville de Gaillac, dans le Tarn.

Evacués par la force mais sans heurt

L'opération s'est déroulée sans violence significative, les zadistes opposant une résistance essentiellement passive aux gendarmes.

L'évacuation s'est faite sous les huées des occupants et de quelques Gaillacois qui avaient voulu installer un cordon symbolique de protection des zadistes.

Les forces de l'ordre ont regroupé les récalcitrants dans un coin de la place. Certains ont été interpellés et les autres refoulés vers une rue voisine. Vendredi, l'expulsion de la cinquantaine occupants du site de Sivens a donné lieu à 21 interpellations.

Une demande du maire de Gaillac

Un officier avait auparavant sommé les zadistes, qui avaient formé un campement avec des bâches et des palettes de quitter la place, s'appuyant sur un arrêté interdisant le rassemblement à la demande de la mairie de Gaillac. La ville de 13 000 habitants est le théâtre de tension autour du projet de barrage.

Le responsable des gendarmes avait aussi ajouté, sans plus de succès, à l'adresse des occupants: "le maire de Saint-Amancet vous offre une terre: partez !".

Le maire de Saint-Amancet, Patrick Rossignol, a apporté son soutien aux antibarrage pendant l'occupation de Sivens, se faisant beaucoup d'ennemis parmi les agriculteurs pro-barrage.

"Saint-Amancet, pourquoi pas, mais de toute façon, sur la zad (zone à défrendre) de Sivens on y reviendra, ce n'est qu'une mi-temps" a déclaré Eric Petetin, un vétéran des luttes zadistes.