La mobilisation se poursuit. Plusieurs milliers de personnes ont commencé à manifester mercredi à Paris pour demander le retrait de la réforme des retraites, lors d'une journée nationale d'action à l'appel notamment de la CGT et FO.
Derrière une banderole affirmant "Retraite à points tous perdants, retraite à 60 ans tous gagnants", le cortège s'est mû dans le calme, de la place d'Italie vers les Invalides. "De l'argent, il y en a dans les poches du patronat ! Pour les retraites, pour les salaires, pour l'emploi" ou "Assez, assez, assez de cette société qui n'offre que le chômage et la précarité !", chantaient notamment les manifestants.
"On veut de l'amour, des sous (ou les deux)", assurait une pancarte, ou encore "Girls just want to have fun (Les filles veulent seulement s'amuser, ndlr). Un bon salaire, une bonne carrière, une bonne retraite".
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La CGT "plus déterminée que jamais"
"Ce système universel de retraite (...) va être une réforme paramétrique permanente entre les mains du gouvernement", a estimé Yves Veyrier, le secrétaire général de FO peu avant le départ de la manifestation. Pour lui, le "seul objectif" de cette réforme est "de contraindre ceux qui ont encore du boulot de travailler plus longtemps".
Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT, a assuré que la centrale était "plus déterminée que jamais". "L'opinion publique, la majorité des organisations syndicales, l'ensemble des politiques, en dehors des députés La République en Marche aux ordres du président Macron, disent que ce projet doit être retiré", a-t-elle énuméré.
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"L'avis du Conseil d'État est assassin" dénonce la FSU
"L'avis du Conseil d'État est assassin. C'est un projet de loi à trous. On demande aux parlementaires de se prononcer sur une loi qui n'ose même pas afficher les effets négatifs qu'elle va avoir", a déploré de son côté Benoît Teste, le secrétaire général de la FSU, majoritaire chez les enseignants.
Le Conseil d'État a regretté vendredi de ne pas avoir eu le temps de "garantir au mieux la sécurité juridique" du projet de réforme, critiqué le recours à vingt-neuf ordonnances qui font "perdre la visibilité d'ensemble", et pointé des projections financières "lacunaires".
Benoît Teste a aussi critiqué l'étude d'impact publiée vendredi : "Si on ne prend pas les bons critères et si on ne projette pas les effets réels de cette réforme, effectivement on peut faire toutes les simulations qu'on veut mais elles sont mensongères".
