Quatre personnes, dont un ancien militaire, ont été interpellées lundi "en quatre points du territoire" a annoncé mercredi soir le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Ces individus projetaient d'attaquer une base militaire française. Selon le journal Le Monde, "le projet d'attaque consistait à filmer à la GoPro la décapitation d'un gradé de la base militaire".

Parmi les personnes interpellées lundi à l'aube, puis placées en garde à vue à la DGSI, figure donc un ancien militaire de la Marine nationale, réformé en 2013. Selon le ministre de l'Intérieur, le "principal instigateur" avait été signalé pour ses "velléités de départ en Syrie" et avait "fait l'objet d'un entretien administratif".

Une enquête ouverte dès le 23 juin

Une enquête préliminaire a été ouverte dès le 23 juin par la section antiterroriste du parquet de Paris "pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme", a affirmé Bernard Cazeneuve à la presse. Avant cela, ce "principal instigateur" avait aussi "été repéré pour son activisme sur les réseaux sociaux et dans le relationnel de jihadistes français aujourd'hui incarcérés".

A ce stade, "aucun lien" ne pouvait être établi "avec les faits qui se sont récemment déroulés dans les Bouches-du-Rhône", a précisé Bernard Cazeneuve.