Intérieur jour dans un très joli appartement d'une grande villle américaine. C'est le matin. Un homme se réveille doucement. Il passe la main sur la jambe de sa partenaire, à côté de lui dans le lit. Et découvre, horrifié, que cette jambe tout sauf lisse appartient à un homme en nuisette, barbu, ventru, et très poilu. "Pourtant, je me suis rasée hier" minaude le gros gars avec une voix de femme. Apparait alors ce slogan: "Ne prenez pas le risque de vous transformer en mec". Et le monsieur poilu se retrouve comme par miracle remplacé par une jolie brune, mince - et sans aucun doute parfaitement épilée.
Avec cette publicité conçue par Havas Worldwide, la marque de produits dépilatoires Veet voulait jouer la carte de l'humour. Raté. Une journée seulement après sa mise en ligne, Veet US a décidé de retirer sa vidéo, en réponse à la vague de réactions très négatives qu'elle a suscité sur les réseaux sociaux, où elle était accusé d'être à la fois sexiste et homophobe.
Pour sa défense, Veet a mis en ligne sur son site internet américain, un message censé avoir été rédigé par son équipe marketing: "Nous voulions juste vous dire que nous avons saisi le problème -nous sommes des femmes nous aussi. Cette idée (de publicité) est venue de femmes qui nous avaient raconté se sentir devenir un "mec" au premier poil qui dépasse". Et de conclure: "Tout le monde n'a pas apprécié notre humour (...)".
Il y a 3 ans, en France, Veet s'était déjà fait remarquer en sortant une campagne finement baptisée "Mon minou tout doux", pour inciter les femmes à s'épiler intégralement. Des réactions très virulentes avaient incitées la marque à fermer son site publicitaire.
Hasard du calendrier, Veet France s'apprête à lancer ce vendredi une nouvelle campagne, axée sur "le glamour" et baptisée "Fatalement féminin".
Le nouveau spot, dans un style noir et blanc très années 40, met en scène dans un ascenseur un homme forcément subjugué et une créature tout en jambes avec en bande-son ce commentaire: "Savoir quand faire monter la température, et quand la faire redescendre, c'est essentiel"...
Encore un nouveau défi lancé à l'humour des consommatrices?
