Près de cinq mois plus tard, du nouveau dans l'affaire Griveaux. Un policier a été placé en garde à vue mardi à Paris dans le cadre de l'enquête sur la présence d'un photographe lors de l'interpellation de l'artiste russe Piotr Pavlenski en février, a indiqué une source policière, confirmant une information du Point.

Ce policier est soupçonné d'avoir renseigné le photographe sur la date et le lieu de l'interpellation de Piotr Pavlenski, qui venait de revendiquer la diffusion de vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux, alors candidat LREM à la mairie de Paris. Il avait finalement été contraint de se retirer de la bataille des municipales.

Violation de la loi sur la liberté de la presse

La publication par Paris Match des clichés de ce photographe de l'agence Bestimage, dirigée par Michèle Marchand, avait conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire le 28 février pour "violation du secret professionnel", "recel de violation du secret professionnel" et "diffusion non autorisée des images d'une personne entravée".

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Les photos montraient Piotr Pavlenski allongé à plat ventre sur le sol les mains entravées par des menottes. Il s'agit d'une violation de l'article 35 ter de la loi sur la liberté de la presse, qui interdit la diffusion d'une personne menottée entravée, sous peine d'être condamné à 15 000 euros d'amende.

Paris Match avait aussi publié sur son site, juste après, une vidéo de l'arrestation de l'artiste russe. Selon Le Point, le photographe travaille habituellement pour "Mimi" Marchand, "la papesse des paparazzis proche du couple Macron". L'IGPN se serait également déplacée au domicile du policier en vue de réaliser une perquisition.