Contrairement à ce dont on avait pris l’habitude, la réunion n’a pas lieu sous l’imposant platane si souvent vanté par Jean-Michel Blanquer. Ce vendredi 26 août, pour sa conférence de presse de rentrée, Pap Ndiaye, le nouveau ministre de l’Éducation nationale, innove en recevant les journalistes non pas dans les jardins, mais dans la cour d’honneur du ministère. D’un ton calme et posé, il commence par dérouler la feuille de route de l’année à venir, bâtie sur un plan en trois parties. Aucune place pour l’improvisation. Face à lui, au premier rang, les membres de son cabinet veillent. Quand vient le temps des questions, Pap Ndiaye n’hésite pas à les appeler à la rescousse lorsqu’il sèche sur un chiffre ou sur une demande de précision. Le tout devant les micros et les caméras. « Blanquer, qui tenait tant à son image d’expert, n’aurait jamais fait ça », notera un fin connaisseur du système éducatif à la fin de ce baptême du feu.
Depuis la passation de pouvoir, orchestrée le 20 mai dernier, de nombreux observateurs ont joué au jeu des différences entre les deux hommes. D’un côté Jean-Michel Blanquer, juriste, ayant fait toute sa carrière entre l’administration et un cabinet ministériel de droite. De l’autre Pap Ndiaye, historien spécialiste des minorités, proche de la gauche. Sur la méthode, en particulier, la rupture s’affirme déjà, bien que l’intéressé botte en touche à la moindre comparaison. « Il me semble essentiel d’échapper à une alternative simpliste qui serait soit la continuité parfaite soit le virage à 180 degrés et la rupture », arguait-il dans un entretien au Parisien le 20 juin.
Le nouveau ministre semble avoir tiré les leçons des erreurs de style de son prédécesseur. Sa façon tout en rondeur de s’adresser à la communauté enseignante en est l’exemple le plus frappant. « Je suis heureux de vous écrire directement, avec la charge d’un ministère qui a structuré non seulement ma carrière mais façonné ma vie », ainsi débute la longue lettre que ce professeur d’université - lui-même « fils d’une professeure de second degré » et « pur produit de la méritocratie républicaine », comme il aime le préciser - leur adresse un mois après sa prise de fonction. Les organisations syndicales, très remontées durant le quinquennat de Jean-Michel Blanquer, saluent à l’unisson « le sens de l’écoute et du dialogue » de celui qui consulte à tout-va depuis son arrivée. Sa marque de fabrique selon Constance Rivière, secrétaire générale de la Défenseure des droits, avec qui il a réalisé un rapport sur la diversité à l’Opéra national de Paris en 2021. « Pour lui, chaque avis compte. A l’époque, nous avions organisé avec lui une vaste concertation par Zoom, Covid oblige, avec tous les salariés de l’Opéra : plus de 300 personnes, sur les 1 500 que compte l’institution, s’étaient connectées », raconte-t-elle.
« Je ne l’ai jamais vu s’énerver »
Si le ministre reçoit aujourd’hui à tout-va, c’est aussi parce qu’il a tout à apprendre quant aux rouages de l’immense machine qu’est l’Education nationale. A la différence de Jean-Michel Blanquer, qui connaissait de l’intérieur le ministère bien avant d’être nommé à sa tête pour y avoir exercé comme directeur de cabinet adjoint et directeur général de l’Enseignement scolaire, Pap Ndiaye est totalement novice. Sa nomination fut d’ailleurs accueillie avec surprise dans ses anciennes maisons que sont l’EHESS et Sciences po. « Dans une école comme la nôtre où les ego sont souvent surdimensionnés et où l’on a tendance à se présenter comme des sauveurs potentiels de la France, Pap détonnait un peu », confie une ancienne collègue de la rue Saint-Guillaume. « Très centré sur ses actions de professeur et de chercheur, il ne semblait pas très intéressé par les missions de pilotage », poursuit-elle.
Pour l’heure, son extrême discrétion marque les esprits. Lors de son premier grand déplacement, dédié à l’expérimentation menée à Marseille, baptisée « l’école du futur », visant à donner plus de liberté pédagogique aux établissements, le nouveau ministre était resté quasi silencieux, en retrait derrière Emmanuel Macron, qui occupait tout le terrain, sans que cela paraisse lui peser. Marc Lazar, l’ex directeur du centre d’histoire de Sciences po, qui l’a côtoyé plusieurs années, loue son calme à toute épreuve. « Comme dans tout milieu professionnel, nous avons pu traverser des épisodes de tensions. Mais je ne l’ai jamais vu s’énerver », assure-t-il. A la différence d’un Jean-Michel Blanquer qui n’hésitait pas à s’emporter en cas d’attaque, notamment lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, Ndiaye s’est contenté de lire ses notes d’un ton égal pendant la session parlementaire de juillet dernier.
Il faut dire que Pap Ndiaye n’a aucune expérience politique et aucun réseau de soutien constitué. « Ce qui ne veut pas dire qu’il est dénué de sens politique, car il a pour lui sa formation de jeunesse et ses qualités d’intellectuel », prévient l’ancien dirigeant du PS Jean-Christophe Cambadélis, qui connaît Pap Ndiaye depuis les années 1980 et leur participation commune au groupe Convergences socialistes. Discrètement, le nouveau ministre n’hésite pas à faire passer des messages - surtout des clins d’oeil sur sa gauche. Il y a quelques jours, lors du traditionnel débat sur l’allocation de rentrée scolaire qui refleurit à chaque fin d’été, il se démarquait de Jean-Michel Blanquer : « Cette aide est nécessaire et juste pour les dépenses de rentrée de plus de 3 millions de familles. Faire peser un soupçon sur son utilisation est infondé et stigmatisant », postait-il sur Twitter le 18 août dernier. Rappelons qu’en 2021 son prédécesseur avait fait polémique : « On sait bien, si on regarde les choses en face, que parfois il y a des achats d’écrans plats plus importants au mois de septembre qu’à d’autres moments », avait déclaré Jean-Michel Blanquer.
Sa participation à un colloque organisé à Arc-et-Senans (Doubs) par la Plateforme internationale sur le racisme et l’antisémitisme et intitulé « L’universalisme dans la tempête » est encore plus significative. Aucune publicité ou presque n’a été faite autour de cet événement : seul le quotidien La Croix y a été convié. Pap Ndiaye, longuement attaqué sur son rapport au wokisme à sa nomination, a clarifié sa position, se distinguant nettement d’un Jean-Michel Blanquer qui n’a cessé de pourfendre « l’islamo-gauchisme » et la cancel culture ces cinq dernières années. Au sujet des revendications communautaires, le nouveau ministre a évoqué une démarche « non seulement légitime, mais aussi nécessaire à la vie démocratique », car elle fait « surgir des questions de genre, d’identité sexuelle, de handicap historiquement mal traitées par la grammaire politique française ». Le sociologue Michel Wieviorka, à l’initiative de l’événement, précise la pensée de son confrère : pour lui, « il n’est pas mauvais qu’à un moment ou un autre des acteurs se constituent sur une base identitaire. A condition que ce soit provisoire, que ce soit une étape dans un moment de survie ou de résistance par exemple, mais que cela ne débouche pas sur un enfermement des identités ».
Le directeur d’études de l’EHESS insiste sur le fait que Pap Ndiaye intervenait avant tout en tant qu’enseignant-chercheur. « Sa participation était prévue bien avant qu’il ne soit nommé ministre », ajoute-t-il, soucieux d’éviter le parallèle avec la participation de Jean-Michel Blanquer au fameux colloque organisé à la Sorbonne en janvier dernier par des universitaires critiques de la pensée « décoloniale » - un positionnement qui sera vivement reproché à l’ancien ministre et marquera le début de sa disgrâce.
« Je ne dirigerai pas un ministère doctrinaire. Je ne veux pas faire de cette institution un ministère idéologique », prévenait pour sa part Pap Ndiaye dans en entretien accordé au Monde en juin dernier, affichant le souhait que ce ministère soit celui de « la réconciliation nationale ». Il pourra compter sur le soutien - certains disent la surveillance - de son cabinet, composé de plusieurs anciens collaborateurs de Jean-Michel Blanquer. Preuve que le nouveau ministre s’inscrit dans une certaine forme de continuité… malgré les clins d’oeil.
Contrairement à ce dont on avait pris l’habitude, la réunion n’a pas lieu sous l’imposant platane si souvent vanté par Jean-Michel Blanquer. Ce vendredi 26 août, pour sa conférence de presse de rentrée, Pap Ndiaye, le nouveau ministre de l’Éducation nationale, innove en recevant les journalistes non pas dans les jardins, mais dans la cour d’honneur du ministère. D’un ton calme et posé, il commence par dérouler la feuille de route de l’année à venir, bâtie sur un plan en trois parties. Aucune place pour l’improvisation. Face à lui, au premier rang, les membres de son cabinet veillent. Quand vient le temps des questions, Pap Ndiaye n’hésite pas à les appeler à la rescousse lorsqu’il sèche sur un chiffre ou sur une demande de précision. Le tout devant les micros et les caméras. « Blanquer, qui tenait tant à son image d’expert, n’aurait jamais fait ça », notera un fin connaisseur du système éducatif à la fin de ce baptême du feu.
Depuis la passation de pouvoir, orchestrée le 20 mai dernier, de nombreux observateurs ont joué au jeu des différences entre les deux hommes. D’un côté Jean-Michel Blanquer, juriste, ayant fait toute sa carrière entre l’administration et un cabinet ministériel de droite. De l’autre Pap Ndiaye, historien spécialiste des minorités, proche de la gauche. Sur la méthode, en particulier, la rupture s’affirme déjà, bien que l’intéressé botte en touche à la moindre comparaison. « Il me semble essentiel d’échapper à une alternative simpliste qui serait soit la continuité parfaite soit le virage à 180 degrés et la rupture », arguait-il dans un entretien au Parisien le 20 juin.
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Le nouveau ministre semble avoir tiré les leçons des erreurs de style de son prédécesseur. Sa façon tout en rondeur de s’adresser à la communauté enseignante en est l’exemple le plus frappant. « Je suis heureux de vous écrire directement, avec la charge d’un ministère qui a structuré non seulement ma carrière mais façonné ma vie », ainsi débute la longue lettre que ce professeur d’université - lui-même « fils d’une professeure de second degré » et « pur produit de la méritocratie républicaine », comme il aime le préciser - leur adresse un mois après sa prise de fonction. Les organisations syndicales, très remontées durant le quinquennat de Jean-Michel Blanquer, saluent à l’unisson « le sens de l’écoute et du dialogue » de celui qui consulte à tout-va depuis son arrivée. Sa marque de fabrique selon Constance Rivière, secrétaire générale de la Défenseure des droits, avec qui il a réalisé un rapport sur la diversité à l’Opéra national de Paris en 2021. « Pour lui, chaque avis compte. A l’époque, nous avions organisé avec lui une vaste concertation par Zoom, Covid oblige, avec tous les salariés de l’Opéra : plus de 300 personnes, sur les 1 500 que compte l’institution, s’étaient connectées », raconte-t-elle.
« Je ne l’ai jamais vu s’énerver »
Si le ministre reçoit aujourd’hui à tout-va, c’est aussi parce qu’il a tout à apprendre quant aux rouages de l’immense machine qu’est l’Education nationale. A la différence de Jean-Michel Blanquer, qui connaissait de l’intérieur le ministère bien avant d’être nommé à sa tête pour y avoir exercé comme directeur de cabinet adjoint et directeur général de l’Enseignement scolaire, Pap Ndiaye est totalement novice. Sa nomination fut d’ailleurs accueillie avec surprise dans ses anciennes maisons que sont l’EHESS et Sciences po. « Dans une école comme la nôtre où les ego sont souvent surdimensionnés et où l’on a tendance à se présenter comme des sauveurs potentiels de la France, Pap détonnait un peu », confie une ancienne collègue de la rue Saint-Guillaume. « Très centré sur ses actions de professeur et de chercheur, il ne semblait pas très intéressé par les missions de pilotage », poursuit-elle.
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Pour l’heure, son extrême discrétion marque les esprits. Lors de son premier grand déplacement, dédié à l’expérimentation menée à Marseille, baptisée « l’école du futur », visant à donner plus de liberté pédagogique aux établissements, le nouveau ministre était resté quasi silencieux, en retrait derrière Emmanuel Macron, qui occupait tout le terrain, sans que cela paraisse lui peser. Marc Lazar, l’ex directeur du centre d’histoire de Sciences po, qui l’a côtoyé plusieurs années, loue son calme à toute épreuve. « Comme dans tout milieu professionnel, nous avons pu traverser des épisodes de tensions. Mais je ne l’ai jamais vu s’énerver », assure-t-il. A la différence d’un Jean-Michel Blanquer qui n’hésitait pas à s’emporter en cas d’attaque, notamment lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, Ndiaye s’est contenté de lire ses notes d’un ton égal pendant la session parlementaire de juillet dernier.
Il faut dire que Pap Ndiaye n’a aucune expérience politique et aucun réseau de soutien constitué. « Ce qui ne veut pas dire qu’il est dénué de sens politique, car il a pour lui sa formation de jeunesse et ses qualités d’intellectuel », prévient l’ancien dirigeant du PS Jean-Christophe Cambadélis, qui connaît Pap Ndiaye depuis les années 1980 et leur participation commune au groupe Convergences socialistes. Discrètement, le nouveau ministre n’hésite pas à faire passer des messages - surtout des clins d’oeil sur sa gauche. Il y a quelques jours, lors du traditionnel débat sur l’allocation de rentrée scolaire qui refleurit à chaque fin d’été, il se démarquait de Jean-Michel Blanquer : « Cette aide est nécessaire et juste pour les dépenses de rentrée de plus de 3 millions de familles. Faire peser un soupçon sur son utilisation est infondé et stigmatisant », postait-il sur Twitter le 18 août dernier. Rappelons qu’en 2021 son prédécesseur avait fait polémique : « On sait bien, si on regarde les choses en face, que parfois il y a des achats d’écrans plats plus importants au mois de septembre qu’à d’autres moments », avait déclaré Jean-Michel Blanquer.
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Sa participation à un colloque organisé à Arc-et-Senans (Doubs) par la Plateforme internationale sur le racisme et l’antisémitisme et intitulé « L’universalisme dans la tempête » est encore plus significative. Aucune publicité ou presque n’a été faite autour de cet événement : seul le quotidien La Croix y a été convié. Pap Ndiaye, longuement attaqué sur son rapport au wokisme à sa nomination, a clarifié sa position, se distinguant nettement d’un Jean-Michel Blanquer qui n’a cessé de pourfendre « l’islamo-gauchisme » et la cancel culture ces cinq dernières années. Au sujet des revendications communautaires, le nouveau ministre a évoqué une démarche « non seulement légitime, mais aussi nécessaire à la vie démocratique », car elle fait « surgir des questions de genre, d’identité sexuelle, de handicap historiquement mal traitées par la grammaire politique française ». Le sociologue Michel Wieviorka, à l’initiative de l’événement, précise la pensée de son confrère : pour lui, « il n’est pas mauvais qu’à un moment ou un autre des acteurs se constituent sur une base identitaire. A condition que ce soit provisoire, que ce soit une étape dans un moment de survie ou de résistance par exemple, mais que cela ne débouche pas sur un enfermement des identités ».
Le directeur d’études de l’EHESS insiste sur le fait que Pap Ndiaye intervenait avant tout en tant qu’enseignant-chercheur. « Sa participation était prévue bien avant qu’il ne soit nommé ministre », ajoute-t-il, soucieux d’éviter le parallèle avec la participation de Jean-Michel Blanquer au fameux colloque organisé à la Sorbonne en janvier dernier par des universitaires critiques de la pensée « décoloniale » - un positionnement qui sera vivement reproché à l’ancien ministre et marquera le début de sa disgrâce.
« Je ne dirigerai pas un ministère doctrinaire. Je ne veux pas faire de cette institution un ministère idéologique », prévenait pour sa part Pap Ndiaye dans en entretien accordé au Monde en juin dernier, affichant le souhait que ce ministère soit celui de « la réconciliation nationale ». Il pourra compter sur le soutien - certains disent la surveillance - de son cabinet, composé de plusieurs anciens collaborateurs de Jean-Michel Blanquer. Preuve que le nouveau ministre s’inscrit dans une certaine forme de continuité… malgré les clins d’oeil.
TEST
Incise : –
D'« Arrache-Pied ! » La Première Guerre mondiale est un conflit militaire impliquant dans un premier temps les puissances européennes et s’étendant ensuite à plusieurs continents de 1914 à 1918 (bien qu’ayant diplomatiquement perduré jusqu’en 1923 pour les pays concernés par le traité de Lausanne, le dernier à avoir été signé, le 24 juillet 1923). Considérée comme un des événements marquants du xxe siècle, cette guerre parfois qualifiée de totale a atteint une échelle et une intensité inconnues jusqu’alors. Elle a impliqué plus de soldats, provoqué plus de morts et causé plus de destructions que toute autre guerre antérieure. Plus de soixante millions de soldats y ont pris part. Pendant cette guerre, environ dix millions de civils et militaires sont morts et environ vingt millions ont été blessés. D’autres événements survenus pendant cette période : le génocide arménien (1915-1916), la Révolution russe (1917) et la grippe de 1918 ont augmenté la mortalité et la détresse des populations. Pour toutes ces raisons, cette époque a marqué profondément ceux qui l’ont vécue. Cette guerre entraîna de nombreux changements géopolitiques qui ont profondément modifié le cours du xxe siècle. Ce conflit a causé l’effondrement ou la fragmentation des empires austro-hongrois, russe et ottoman. L’Empire allemand a disparu, et l’Allemagne a vu son territoire réduit. En conséquence, les frontières européennes et du Proche-Orient ont été redessinées. Des monarchies ont été remplacées par des États communistes ou par des républiques démocratiques. Pour la première fois, une institution internationale a été créée dans le but de prévenir les guerres : la Société des Nations ou SDN. L’étincelle qui mit le feu aux poudres survint le 28 juin 1914, lorsqu’un jeune nationaliste serbe, Gavrilo Princip, parvint à assassiner le couple héritier du trône austro-hongrois, le prince François-Ferdinand d’Autriche et son épouse la duchesse de Hohenberg à Sarajevo. L’Autriche-Hongrie réagit à l’attentat en formulant un ultimatum à l’encontre du Royaume de Serbie, en accord avec son allié allemand. Les exigences austro-hongroises étant jugées inacceptables par les Serbes, ceux-ci rejetèrent l’ultimatum, ce qui conduisit l’Autriche-Hongrie à déclarer la guerre à la Serbie. Ce conflit local provoqua l’activation d’une série d’alliances entre les grandes puissances européennes qui les entraînèrent sur la voie de la guerre. Plusieurs de ces nations européennes étaient à la tête d’empires s’étendant sur plusieurs continents, ce qui explique la portée mondiale du conflit. Cette guerre fut surtout le fait de deux grandes alliances : la Triple-Entente et les empires centraux. La Triple-Entente (aussi appelée les « Alliés ») était composée de la France, du Royaume-Uni, de la Russie, et des empires coloniaux que ces États contrôlaient. Plusieurs autres États se joignirent à cette coalition, dont la Belgique, envahie par l’Allemagne, qui fit appel à la France et au Royaume-Uni, garantes de son indépendance. Le Japon rejoignit la coalition en août 1914, l’Italie en avril 1915, la Roumanie en août 1916 et les États-Unis en avril 1917, ainsi que de nombreux autres pays moins puissants. Les empires centraux étaient l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie, et les colonies qu’elles contrôlaient. L’Empire ottoman les rejoignit en octobre 1914, suivi un an plus tard du Royaume de Bulgarie. À la fin des hostilités, seuls les Pays-Bas, la Suisse, l’Espagne, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Liechtenstein et Monaco étaient demeurés officiellement neutres parmi les nations européennes, mais certains États neutres avaient participé financièrement ou matériellement aux efforts de guerre des protagonistes. Les combats se déroulèrent sur différents fronts situés surtout en Europe, mais une petite partie de l’Asie, de l’Océanie et de l’Afrique, ainsi que l’Atlantique Nord connurent des actions militaires. Le front de l’Ouest était caractérisé par un ensemble de tranchées et de fortifications séparées par une aire surnommée le no man’s land. Ces fortifications s’étendaient sur plus de 600 kilomètres, incitant à une forme de combats dénommée « guerre des tranchées ». Sur le front de l’Est, l’étendue des plaines et la faible densité ferroviaire empêchèrent la stabilisation des champs de bataille, mais le conflit était tout aussi étendu. Il y eut d’importants combats dans les Balkans, au Moyen-Orient et en Italie. Mais l’Intelligence Artificielle n’apportait pas le résultat tant recherché : donner une conscience aux ordinateurs. Alors l’homme oublia l’Intelligence Artificielle, et comme pour se prouver qu’il était bien le seul à avoir une conscience, se mit aux Arts. Les belles promesses sur l’intelligence des ordinateurs et des robots étaient oubliées. Le « complexe de Frankenstein » avec. De nouveaux ordinateurs plus puissants, mais dépourvus d’intelligence, virent le jour. C’était en 2004, un an après l’ouverture au grand public d’Internet. Les informations fusent depuis l’arrestation du PDG de Renault, Carlos Ghosn, au Japon. L’ancien dirigeant de Nissan, révoqué de son poste de président du conseil d’administration ce jeudi, se serait rendu coupable de diverses malversations, et serait accusé de fraude fiscale et d’abus de biens sociaux. Pourtant, parmi ces informations, peu sont officielles, et certaines sont fausses. C’est ce qui a été affirmé à de nombreuses reprises depuis son arrestation, lundi. Mais après de premières informations confuses, il s’avère que les fausses déclarations dont est soupçonné le PDG de Renault ne concernent pas du tout le fisc japonais. Il s’agit en réalité d’un document destiné aux marchés financiers. Carlos Ghosn est soupçonné d’avoir certifié, en tant que PDG de Nissan, des rapports financiers annuels remis par le groupe aux autorités financières japonaises entre 2011 et 2015 tout en sachant qu’ils comportaient des inexactitudes concernant ses propres revenus. Si ces soupçons étaient avérés, il serait alors pénalement responsable des fausses informations figurant dans ce document, et la sévérité de la peine serait proportionnelle à l’importance des inexactitudes qui pourraient avoir été de nature à fausser le jugement des investisseurs.
Les entreprises cotées sont tenues d’émettre chaque année ce document. Doivent y figurer toutes les informations financières sur le groupe ainsi que le montant des rétributions collectives des dirigeants et le détail individuel pour ceux qui perçoivent plus de 100 millions de yens (770 000 euros) par an. « Il faut détailler les sommes perçues de la part de l’entreprise principale mais aussi de filiales », a expliqué Jun Yokoyama, juriste financier de Daiwa Securities. « Ce document est destiné à dresser un état des lieux complet de la situation et des finances de l’entreprise à destination des marchés, des analystes et des investisseurs. Cela n’a rien à voir avec la déclaration de revenus fournie au service des impôts qui est un document individuel non publié », a-t-il ajouté. Jusqu’à présent, seul le patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, a mentionné des faits d’abus de biens sociaux « dont la gravité est telle que, selon un expert, se justifie pleinement le fait de proposer [la] révocation [de Carlos Ghosn] ». Mais il n’a donné aucun exemple concret. Tous les cas précis évoqués dans la presse française ont été dévoilés par la presse japonaise, jamais de source officielle. Dans les articles de presse, la source n’est jamais mentionnée mais il s’agit probablement de fuites émanant de l’enquête interne conduite par Nissan et transmise à la justice.
D’après ces informations, les revenus non déclarés de Carlos Ghosn émaneraient d’une filiale de Nissan basée au Pays-Bas. Il aurait également eu l’usage exclusif de quatre résidences de luxe dans quatre pays, maisons payées par la même filiale créée en 2010 et dont le but initial était d’investir dans des start-up. Il aurait aussi offert un emploi fictif à sa sœur, et payé plusieurs voyages en famille avec des fonds de Nissan. Rien ne permet cependant de confirmer l’exactitude de ces informations à l’heure actuelle. Elles ne constituent pas, d’ailleurs, le motif pour lequel le PDG de Renault a été interpellé.
Clément a rendu les clefs du camion (dans la marche de L’Express : clefs).
Un appartement de trois pièces, de 60 mètres carrés est à louer (obligé de repasser une 2e fois pour l’accord).
Un appartement de trois pièces, de 60 mètres carrés est à louer.
Finalement Jean-Paul Delevoye chargé de la gestion du rapport sur les retraites a rendu son rapport ce lundi.
Sur le plan social, la remise de ce rapport a fait l’effet d’une bombe à la suite de l’intervention des partenaires sociaux.
Les Victoires de la musique ont été remportées par Abba.
Les Vingt-Sept ont rendez-vous mercredi prochain.
Les Vingt-Sept ont rendez-vous mercredi prochain.
Ce rendez-vous des Vingt-Sept est crucial pour la suite des négociations.
Ce rendez-vous des Vingt-Sept est crucial pour la suite des négociations.
Fontaine-lès-Dijon est à 10 kilomètre de Dijon.
Fontaine-lès-Dijon est à 10 kilomètres de Dijon.
La superficie de ce département de 250 km2 est l’une des plus petites de la région.
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Mon wifi est en panne, mais le Wifi de Paul est nickel.
Mon wi-fi est en panne, mais le Wi-fi de Paul est nickel.
Hélène a fait une démo de wimax, le Wi-max, c’est vraiment bien.
Les X Mines sont les VIP de la République.
Le moteur de recherche Yahoo ! est obsolète ! Dans la marche Yahoo ! est collé.
Les abribus ont complètement été cassés !
Ac-dc restera ce groupe de légende.
Les achraf sont des camps de réfugiés iraniens près de Bagdad.
Act-up a sévi sur l’Obélisque.
Mais act-up continue de militer.
Rémi a réussi son agrèg chez agnès b.
Al jazeera a communiqué une information du tonnerre.
L’État français et les États-Unis sont en pourparlers.
L’Écosse a battu les all blacks.
L’Ecosse a battu les all black.
L’Ecosse a battu les All blacks.
L’Ecosse a battu les All black.
L’amex a fusionné avec le Nasdaq en 1998.
L’AMEX a fusionné avec le Nasdaq en 1998.
Dans les années folles, le charleston allait bon train ! Plus rien ne subsiste de nos jours des années folles.
Au pays du matin calme tout est tranquille.
Le pays du Matin calme est tranquille.
A l’empire du soleil levant, les cultures sont variées.
A l’empire du Soleil levant, les cultures sont variées.
L’empire du soleil-levant nous renverra l’ascenseur.
Le lider Maximo n’est plus.
La dame de fer ne gouverne plus depuis des lustres.
Le petit Père des peuples a fait un émule.
La grande muette s’est exprimée publiquement.
Le promoteur Kauffman & Broad a tout nettoyé au karcher.
Le mbalax est l’essence du rythme.
Avoir fait science po est un atout pour accéder au métier de journaliste.
Le stade vélodrome accueillera le derby prochainement.
La baguette à 1€, la gelly à 2 £ et le McDo à 4 $.
