Le 15 avril 2015, L'Express publiait une enquête titrée "Nice face au djihadisme". Un dossier consacré à ces jeunes musulmans radicalisés français, dont 10% vivent dans les Alpes-Maritimes. Quinze mois plus tard, Nice plonge à son tour dans la terreur terroriste: 86 morts et des centaines de blessés. Aujourd'hui, L'Express revient sur la manière dont la ville tente de se remettre de ce drame.

Le nombre de victimes touchées physiquement ou psychologiquement par l'attentat de Nice se compte par milliers. Créée en 1994, la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac) a pour but de leur venir en aide dans l'ensemble de leurs démarches administratives et juridiques. Elle détaille à L'Express les différentes démarches à entreprendre.

Première étape

Se faire reconnaître comme victime aux yeux de la loi en obtenant une déclaration rédigée par un médecin ou en demandant dans un commissariat à être inscrit sur la liste unique de victimes. Ce n'est pas toujours simple. "Les personnes blessées lors de l'attentat de Nice dans un mouvement de foule pourraient ne pas être reconnues comme victimes, car il est considéré que la bousculade n'est pas liée directement à l'attentat", s'inquiète Stéphane Gicquel, le secrétaire général de la Fenvac.

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Deuxième étape

La deuxième étape consiste à se rapprocher du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et autres infractions (FGTI). Celui-ci, naturellement, demandera de prouver sa présence sur les lieux de l'attentat. "Or, à Nice, il est difficile d'apporter cette assurance, souligne Vincent Delhomel-Desmarest, le secrétaire général de l'association Promenade des Anges. "Au Bataclan, le ticket du concert suffisait à établir que l'on était bien sur les lieux. Mais lors d'un événement gratuit comme le feu d'artifice du 14 juillet, il n'y a pas de billet!"

Il s'agit enfin d'obtenir une indemnisation

Théoriquement, un premier versement est censé être délivré dans un délai d'un mois. Mais les victimes devront attendre plusieurs mois avant de percevoir le montant total, dès lors que la somme totale est établie au cas par cas, après une expertise médicale et psychologique. Pour toutes ces raisons, il est conseillé de se faire accompagner par un avocat et/ou par une association.

Contacts

Fenvac: 01-40-04-96-87.

Fonds de garantie pour les victimes de l'attentat de Nice: 01-43-98-87-67.