Auditionnées pendant plus de 24 heures. Onze personnes, sur la centaine interpellée, sont toujours en garde à vue ce vendredi soir à Paris au lendemain d'une nouvelle manifestation contre la loi Travail, a indiqué une source judiciaire. Quatre autres ont été, selon les cas, relâchées, convoquées à une date ultérieure devant le tribunal, renvoyées pour un simple rappel à la loi ou dans le cadre de la procédure dite du plaider coupable (CRPC).
D'abord interdit puis finalement autorisé, le défilé, qui a fait l'objet d'une lourde surveillance policière, s'est déroulé jeudi quasiment sans heurt. Entre 19 000 et 60 000 personnes ont battu le pavé, selon les estimations de la police et des syndicats.
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Pour éviter tout débordement, cent personnes avaient été interpellées, essentiellement en amont du cortège et notamment pour détention d'objets pouvant servir de projectiles. Deux gardés à vue sur les onze figurent dans ce groupe.
Une partie arrêtée pour les dégradations du siège de la CFDT
Les neuf autres ont été arrêtés à l'occasion du seul incident recensé par les autorités. Quelques heures après la dispersion du défilé, une centaine de manifestants se sont rendus dans le quartier de Belleville, dans l'est de la capitale. Certains ont brisé les vitres du siège de la CFDT, qui ne participe pas à la mobilisation contre la loi Travail.
Après une manifestation le 14 juin, marquée par de nombreuses échauffourées entre forces de l'ordre et militants de l'ultragauche, le gouvernement avait longuement hésité à autoriser un nouveau rassemblement jeudi. Le cortège avait finalement eu le droit de défiler sur un parcours très court dans le quartier de la place de la Bastille.