Un nouveau match de Ligue 1 a été interrompu à cause d'une banderole jugée homophobe. Les joueurs du match entre Metz et le Paris Saint-Germain ont arrêté de jouer pendant trois minutes vendredi après le déploiement par les Ultras messins de la banderole litigieuse.
LIRE AUSSI >> Homophobie dans les stades : entre supporters et autorités, un mur d'incompréhension
"LFP, PSG, laisse-moi te chanter, d'aller te faire en...., je passerai pas à la TV, parce que mes mots sont pas très gais", ont écrit les supporters mosellans de la tribune ouest, en faisant référence à la chanson d'Angèle Balance ton quoi. Un message qui a suivi des chants insultants adressés à la Ligue nationale ("La Ligue, on t'enc...") avant le coup d'envoi, cette fois parti du virage est.
Si c'est la première fois qu'un match du PSG est interrompu pour des chants ou propos homophobes, la récidive a gagné les tribunes de Nancy (Ligue 2) plus tard dans la soirée, en fin de match face à Rodez.
Calmer les supporters
À Marcel-Picot, lieu de la première interruption d'un match en France pour des chants homophobes, le 16 août, le match a été arrêté plusieurs minutes par l'arbitre Aurélien Petit à la 87e, à la suite de nouveaux chants d'insultes, vraisemblablement envers la Ligue.
LIRE AUSSI >> Pourquoi le foot est un milieu homophobe
Le capitaine Abdelhamid El Kaoutari, son coéquipier Vincent Muratori et même son président Jacques Rousselot sont allés au pied de la tribune pour tenter de calmer les supporters. Le match a repris, et Nancy, mené 1-0, a égalisé dans le temps additionnel, posant la question de l'influence de l'interruption sur le score final.
Plus tôt dans le week-end, la rencontre de Ligue 1 Nice-Marseille avait été arrêtée 12 minutes mercredi après le lancement dans les tribunes du refrain, à caractère homophobe, "Les Marseillais c'est des pé...". Dans la foulée, la Brigade Sud de Nice avait multiplié les banderoles provocatrices et jouant sur les mots, d'abord avec le message : "Bienvenue au groupe Ineos, à Nice aussi on aime la pédale", ce dernier mot écrit en lettres arc-en-ciel comme le drapeau de la communauté LGBT.
Puis en dépliant une autre banderole sur laquelle on pouvait lire : "LFP/Instance : des parcages pleins pour des stades plus gay", gay également écrit en lettres arc-en-ciel. Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Nice.