Loupe fixée sur la tête, il démonte un mécanisme de montre, courbé sur son plan de travail. Corentin a trouvé sa voie: il sera artisan. Après des études en ébénisterie à l'école Boulle, dans le XIIe arrondissement de Paris, ce garçon doué de ses mains s'intéresse à l'horlogerie. Une double compétence qui lui a donné des idées de création: "Avec un ami, j'ai développé un projet de coffret à montre avec un système de remontage intégré", explique-t-il, esquisse à l'appui. Corentin est conscient qu' "être passionné ne remplit pas l'assiette", mais garde l'espoir d'être, un jour, un artisan reconnu pour ses créations.

Qu'est-ce qui t'a bloqué?

Quand nous avons présenténotre projet aux entreprises, elles ne nous ont pas accordé leur confiance. Et nous ont laissé tomber.

Qu'est-ce qui t'a aidé?

Je pense à des rencontres, celle avec Marc Jitiaux notamment, l'un de mes anciens professeurs à l'école Boulle. J'ai effectué mon premier stage chez lui. Il m'a apporté une vision différentedu métier d'artisan.

Que voudrais-tu voir changer?

Le fonctionnement de la société! Elle ne laisse pas assezla place aux jeunes et ne leur permet pas de s'épanouir. Pourtant, on ne manque pas de projets, c'est dommage...