Décontracté, il traverse la prestigieuse cour intérieure du Collège de France, sa seconde maison depuis février dernier. De la petite section de maternelle à sa thèse en chimie du solide, le bon élève ne s'arrête plus... Et entend bien continuer. "Après mon doctorat, je vais certainement poursuivre par un stage, en Europe ou aux Etats-Unis", glisse-t-il, réajustant ses lunettes d'un geste rapide. Pour l'heure, Benjamin se consacre à son sujet de thèse : produire de l'énergie grâce à des micro-algues intégrées dans des matériaux. "C'est génial de pouvoir mener de telles expériences et d'en vivre !" dit-il. S'il ne perce pas dans la recherche, Benjamin a un autre rêve en tête: devenir libraire.
Ce qui l'a bloqué
"Failli me bloquer, plutôt: la sélection à l'entrée de l'Ecole normale supérieure. J'ai eu la chance de franchir cette étape avec succès. Ne pas avoir ce concours m'aurait freiné pour faire de la recherche."
Ce qui l'a aidé
"Mes parents ont toujours été derrière moi pour me soutenir. Etre entouré par des jeunes entreprenants, capables de rebondir et de s'adapter facilement, comme mon frère et mes amis proches, m'a aussi stimulé."
Ce qu'il voudrait voir changer
"Il faudrait que le potentiel des jeunes soit mieux considéré. Et que les entreprises jouent le jeu. Bien souvent, les départs ne sont pas remplacés: les jeunes souffrent de ce manque de places."
