Après l'Iran, la météo (des températures pareilles à cette époque de l'année, assurément ce n'est pas normal), les grèves (chers téléspectateurs elles durent) et les soldes (elles commencent aujourd'hui, mais avec les grèves, qui durent donc, les commerçants ne sont pas du tout du tout à la fête), la voilà. Brigitte Macron se tient debout, dans un couloir d'hôpital, bien droite. Elle vient lancer la 31e édition de l'opération Pièces Jaunes, alors que Bernadette Chirac lui a passé le relais à la tête de la Fondation des Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France en juin dernier.

"Elle sera en direct, c'est une interview sans filet !", insistait son entourage, interrogé par Le Parisien il y a quelques jours sur la préparation de la séquence. Certes. Le filet n'était cependant pas totalement nécessaire, au regard du risque pris : deux fois quatre minutes pour évoquer son engagement auprès des enfants malades, et rendre un hommage appuyé à celle qui l'a précédée, Elle disait le redouter, mais on perçoit mal, dans ces conditions, comment Brigitte Macron aurait pu avoir "un mot de trop"...

Un mot pour Bernadette

Bien sûr, elle a eu ceux qu'il fallait pour la veuve de Jacques Chirac : "merci Madame vous avez toute mon admiration !". Ceux qui convenaient pour les soignants : "Quand les patients nous parlent d'eux, c'est avec des larmes dans la voix." Ceux qui tombaient bien pour ses élèves de LIVE, l'Institut des Vocations pour l'Emploi, l'école de la deuxième chance où elle enseigne depuis septembre: "Mes Livers, je suis fière d'eux !" Bref, tout s'est passé au mieux dans le meilleur des mondes, à côté d'un Didier Deschamps parrain de l'opération et non moins consensuel que la Première dame sur la souffrance des enfants et le dévouement des soignants.

Jean-Pierre Pernaut, très à l'aise, une fesse posée sur un tabouret, a risqué une question sur "le malaise" du personnel hospitalier (un mouvement de protestation qui dure depuis plusieurs mois et fait régulièrement les titres de l'actualité...) : "Ils sont tous à la tâche sur le sujet", lui a répondu, très ferme, l'épouse du Président de la République (on suppose qu'elle évoquait les membres du gouvernement). Voilà, il est déjà 13h22, c'est terminé. Merci d'être intervenue en direct depuis l'hôpital régional d'Orléans.

A ceux qui veulent vraiment entendre parler Brigitte Macron, on ne peut que conseiller de réécouter l'interview de Marc-Olivier Fogiel, diffusée le 20 juin dernier sur RTL. Un entretien réalisé avec filet, mais avec de vraies informations dedans, et surtout une liberté de parole inédite pour la Première dame, du début... à la fin.