Que savait vraiment la logeuse de Mohamed Abrini ? La femme qui a logé l'homme soupçonné d'être l'un des logisticiens des attaques de Paris du 13 novembre, lors de ses derniers jours de cavale à Anderlech, dit l'avoir rencontré dans un café proche de son domicile. "Il me fallait de la monnaie, il me fallait deux euros et j'ai été le trouver. Il a été très sympa", assure-t-elle à nos confrères de RTL. Surnommée "Myriam" par la radio et Assia B. par Le Parisien, elle dit Abrini "blindé d'argent" et décrit dans ses mains des liasses de billets.
"C'était un type trop cool, baba cool"
Abrini lui aurait dit ne pas pouvoir rentrer chez lui parce qu'il avait claqué la porte derrière lui et oublié ses clés à l'intérieur. "Il m'a dit qu'il ne pouvait pas aller à l'hôtel et qu'il n'avait nulle part où aller parce que sa famille était partie en Allemagne", a expliqué Assia aux enquêteurs. Elle l'aurait alors laissé dormir sur le canapé du salon. "Il m'a donné un peu de sous pour aller faire des courses, il déjeune le matin. Il rigole, il parle, il est normal. C'était un type trop cool, baba cool. Il cachait bien son jeu parce qu'on n'aurait pas dit que c'était lui", ajoute-t-elle.
La logeuse prétend ne pas avoir reconnu celui qui était recherché depuis plusieurs mois. "Je ne l'ai reconnu que quelques heures avant son arrestation lorsqu'ils ont diffusé son portrait au journal télévisé et j'ai pris peur, aurait-elle par ailleurs assuré auprès du quotidien belge la Dernière Heure. "Je n'ai pas bougé tout de suite parce que je comptais aller voir l'agent de quartier le lendemain", aurait-elle assuré aux enquêteurs qui l'ont longuement interrogée avant de la laisser partir libre.
