Le Franco-Argentin Mario Alfredo Sandoval a perdu la partie. Voilà sept ans que cet ancien officier de police se battait pour échapper à l'extradition vers son pays d'origine, où il est accusé de crimes contre l'humanité et de tortures commis pendant la dictature militaire au pouvoir à Buenos Aires entre 1976 et 1983.

Ce mercredi 11 décembre, il a été interpellé chez lui, à Nogent-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, à la demande du parquet général de Versailles, par les gendarmes de l'Office central de lutte contre crimes contre l'humanité, épaulés par leurs collègues du Groupe d'observation et de surveillance de Paris et du GIGN.

Installé en France depuis 1985, naturalisé douze ans plus tard, Mario Sandoval a décroché un DEA de philosophie politique et un doctorat de sciences politiques qui lui ont ouvert les portes de plusieurs établissements d'enseignement supérieur.

Extradition vers l'Argentine sous sept jours

L'homme de 65 ans est visé par un mandat d'arrêt émis en 2012 par un juge argentin. Le policier, surnommé "Churrasco", aurait participé aux séances de tortures infligées aux opposants à la junte dans l'enceinte de l'Ecole supérieure de mécanique de la marine, l'un des 340 centres de détention clandestins de la dictature militaire.

En mai 2018, au terme d'une interminable procédure judiciaire, la Cour de cassation avait rejeté le recours de Mario Sandoval et autorisé son extradition vers l'Argentine. Celle-ci devrait intervenir dans un délai de sept jours au maximum.