Un clown en prison. Thomas, 19 ans, a été condamné ce lundi en correctionnelle à Béthune (Pas-de-Calais) à six mois de prison avec sursis, pour avoir, déguisé en clown, menacé des passants. Cette condamnation intervient alors que le nord de la France se retrouve avec des dizaines de faux clowns qui s'amusent à faire peur aux passants.
Jugé en comparution immédiate pour violences avec préméditation et violences avec arme, le faux clown a vu en outre sa peine assortie d'un travail d'intérêt général de 105 heures à exécuter dans les 18 mois, avec interdiction de possession et port d'arme pendant cinq ans.
Avant d'être interpellé vendredi soir devant son domicile de Douvrin (Pas-de-Calais),Thomas, brandissant un bâton ressemblant à un long couteau, avait poursuivi vendredi un groupe d'adolescents, qui avait trouvé refuge auprès d'une baraque à frites.
Facebook de clowns
Le coupable, qui prépare un CAP et se destine à la boucherie, est le premier à avoir été traduit en justice dans le Nord/Pas-de-Calais, après la multiplication la semaine dernière de signalements et plaintes faisant état de clowns armés qui terrifiaient les passants. Cela avait créé peu à peu, de rumeurs en faits avérés, une véritable psychose.
Cette mode semble être partie d'un défi Facebook, selon une source policière. Ce qui est sûr, c'est qu'une page du réseau social répertorie toutes ces apparitions. A la barre, Thomas a confirmé qu'il a eu l'idée de son canular de mauvais goût en voyant les photos d'autres clowns sur Facebook, rapporte France 3.
Une vingtaine d'appels signalant des clowns
Vendredi, après une vingtaine d'appels au 17 signalant la présence de clowns menaçants, la préfecture du Pas-de-Calais avait lancé des avertissements sur les réseaux sociaux.
Dotés d'armes factices, les auteurs de ces faits "sont majoritairement signalés à la sortie des établissements scolaires, mais aussi sur la voie publique, en sortant des buissons, dans un square. Leurs cibles sont souvent des jeunes enfants ou des adolescents, mais aussi des adultes", a expliqué à l'AFP une source policière.