C'est par lui que le scandale est arrivé. Au cours de l'une de ses conversations téléphoniques, écoutées par la police, le nom de DSK est apparu. Et ce qui relevait d'une affaire locale de proxénétisme a alors pris l'aspect d'un scandale national. Lui, c'est, René Kojfer, 74 ans, ancien responsables des relations publiques de l'hôtel du Carlton de Lille. Il est le seul prévenu à être condamné au terme du procès du Carlton ce vendredi dans lequel comparaissaient 11 personnes.

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Infographie Carlton de Lille DSK

Infographie Carlton de Lille DSK

© / L'Express

L'ancien cadre de ce palace un peu décrépit du centre-ville était non seulement accusé d'avoir aidé huit femmes à vendre leurs charmes en leur présentant des "amis" mais également d'avoir "recruté des jeunes femmes désargentées afin de les engager dans un processus prostitutionnel". Le procureur, qui l'avait qualifié de "sergent-recuteur de la prostitution lilloise", avait requis 15 mois avec sursis à son encontre.

Durant le procès, l'homme était apparu comme "immature" et "pingre", connu pour être "l'essayeur gratis" des prostituées. Si René Kojfer ne gagnait pas d'argent avec son activité "d'intermédiaire", il en retirait, selon l'accusation, des avantages en nature.

L'homme avait assuré à la barre n'avoir joué ce rôle d'intermédiaire que "par amitié". Une naïveté qui n'a pas convaincu. "Je crois que vous voulez vous faire passer pour quelqu'un de pas très intelligent, mais il ressort du dossier que vous êtes malin", avait lancé la substitute du procureur.