Pas de remise en liberté pour Nabilla Benattia accusée d'avoir poignardé son compagnon Thomas Vergara. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versaille a refusé la demande de la starlette et de ses avocats, qui plaidaient pour un contrôle judiciaire à la place de sa détention provisoire actuelle.
Pourtant, pour sa défense, cette détention provisoire -actuellement au quartier pour femmes de la maison d'arrêt de Versailles- n'était "plus nécessaire", assuraient ses avocats qui demandaient son placement sous contrôle judiciaire.
La justice en a décidé autrement, s'appuyant sur deux raisons cruciales dans cette affaire où elle est mise en examen pour "tentative de meurtre", soupçonnée d'avoir porté un coup de couteau au thorax de son petit ami, dans un hôtel de Boulogne-Billancourt.
Risque de concertation avec Thomas
L'incarcération avait été décidée par la justice dès le 9 novembre, afin d'éviter qu'elle ne se concerte avec Thomas Vergara, d'autant que leurs versions des faits a largement évolulé de manière plus ou moins crédible depuis les premiers témoignages en garde à vue.
Ce jeudi, la cour s'est ainsi rangée à cet l'avis initial du juge des libertés et de la détention pour les mêmes motifs.
Risque de destruction de preuves
La nouveauté provient d'un rebondissment: son petit ami Thomas Vergara, 28 ans, a depuis déclaré lors de son audition devant le juge d'instruction qu'elle l'a bien agressé à l'arme blanche, contredisant la femme âgée de 22 ans. Volontairement ou dans la confusion? Le parquet n'a pas précisé.
Surtout, élément troublant de sa déposition la mettant pour la première fois en cause, Nabilla aurait, selon lui, "nettoyé le couteau" qui l'a blessé, avant de le jeter à quelques mètres de l'hôtel... à l'endroit où les enquêteurs l'ont retrouvé. Des investigations sur l'arme sont actuellement en cours.
De fait, la juge d'instruction a également souhaité, en maintenant la détention provisoire, empêcher une éventuelle destruction de preuves.
Ce qu'elle risque
La vedette déchue de la téléréalité était arrivée cheveux en désordre, traits tirés et visiblement éprouvée, ce jeudi vers 9h devant la chambre de l'instruction réunie à huis clos. Elle restera donc en détention provisoire après ce refus de remise ne liberté.
Avec sa mise en examen, "l'affaire devient criminelle et relève des assises: elle risque jusqu'à 30 ans de prison, même si dans les faits, la peine sera plus légère", expliquait début novembre à L'Express Me Eolas, avocat pénaliste et blogueur.
