Chez les Hallyday, la guerre judiciaire est loin d'être terminée. Les enfants de Johnny Hallyday, David Hallyday et Laura Smet, ont assigné les trois maisons de disque qui gèrent l'oeuvre du rockeur décédé pour que soient gelées 75% des royalties, l'argent des ventes qui revient à un artiste, révèle BFMTV ce mardi. Soit le pourcentage des sommes versées par Universal, Warner et Sony qui devrait revenir non seulement à David et Laura mais aussi à Jade et Joy, les deux filles adoptives de Johnny Hallyday, si le droit français, et non le droit californien qui régit le testament du chanteur, s'appliquait.
Une requête examinée fin novembre
Environ 2,5 millions d'euros sont déjà en jeu, en additionnant la somme moyenne que touchait chaque année Johnny Hallyday pour la vente de ses albums - environ 800 000 euros - et le million d'exemplaires de l'album posthume Mon pays c'est l'amour déjà écoulé, poursuit BFMTV.
Le but de David et Laura ? Empêcher que ces royalties leur échappent en tombant entre les mains du trust qui gère le patrimoine du chanteur pour le compte de Laeticia Hallyday. Selon les informations de la chaîne, les maisons de disque n'ont cependant pas versé un centime de royalties depuis le début de l'affrontement judiciaire dans l'attente d'une évolution de la situation. La requête sera examinée le 27 novembre.
Royalties et motos
Début septembre, le trust, créé par Johnny Hallyday et dont Laeticia Hallyday est désormais bénéficiaire, avait officiellement demandé à un tribunal de Los Angeles le transfert dans son giron d'une partie de son patrimoine américain, comprenant non seulement les royalties, mais aussi les motos Harley-Davidson et autres voitures de luxe.
D'après les documents publiés alors par Le Figaro, la Bank of America qui le gère demandait qu'y soient transférés "toutes les royalties" dues à la star par Warner, Sony et Universal. En avril, Laura Smet et David Hallyday ont obtenu de la justice française le gel d'une partie des avoirs de leur père: les droits artistiques du rockeur et ses propriétés françaises, à Marnes-la-Coquette (région parisienne) et sur l'île de Saint-Barthélémy (Antilles).
