Juan Branco n'a pas eu gain de cause. Alors qu'il avait réclamé au nom de son client une expertise psychologique de Benjamin Griveaux, l'avocat de Piotr Pavlenski a essuyé un refus de la juge d'instruction, selon L'Obs. Selon elle, une telle procédure de la partie civile dans ce dossier ne serait pas utile à la vérité.
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"Comme dans toute information judiciaire, le magistrat instructeur s'attache à réunir des éléments sur la personnalité des personnes mises en examen. C'est dans cette optique qu'ont été ordonnées une expertise psychiatrique de M. Pavlenski et une expertise psychologique de Mme De Taddeo, personnes mises en examen", explique-t-elle dans une ordonnance de rejet de demande d'acte signée lundi 9 mars.
Pas utile
Ces expertises doivent déterminer si au moment des faits, l'un ou l'autre n'était pas dans un état qui pouvait altérer ou influencer son comportement. "Si dans certains dossiers, une expertise psychologique de la partie civile peut être ordonnée, encore faut-il qu'elle soit utile à la manifestation de la vérité", ajoute-t-elle.
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Selon L'Obs, Juan Branco avait demandé cette expertise "afin de diagnostiquer un éventuel phénomène de dissociation cognitive présent chez M. Griveaux, et de le différencier éventuellement du plus classique syndrome de tartufferie présent en un certain nombre de décideurs politiques de haut niveau, syndrome non symptomatologique en soi mais lui-même potentiellement révélateur de structures mentales anomiques que le pouvoir peine parfois à sublimer".
La défense de l'ancien candidat LREM à la mairie de Paris a dénoncé une "demande grotesque et assez haineuse", toujours selon L'Obs.
