Le travail pénal, proposé aux détenus dans le milieu carcéral, n'est pas inhabituel. Sauf dans certains cas. Depuis quelques jours, à la maison d'arrêt de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, cinq détenus placés en isolement ont été chargé d'emballer des sextoys pour le compte de la société privée Easy Love, qui a passé la commande, rapporte ce samedi Le Parisien.

Une activité qui n'a apparemment pas plu à tout le monde et notamment à Hervé Segaud, le représentant local du syndicat FO-Pénitentiaire. Et pour cause "quatre des cinq détenus sont incarcérés pour des affaires de moeurs, assure-t-il au Parisien. Et je ne suis pas sûr qu'en termes de thérapie pour des personnes malades, ça aille dans le bon sens."

Selon lui, la direction de la prison aurait dû se montrer "plus vigilante" et n'aurait pas dû confier ce travail à ces détenus-là, voir aurait dû "ne pas valider le contrat". Ni la hiérarchie de la maison d'arrêt ni la société d'objets érotiques Easy Love n'ont encore réagi.