Plus d'un mois après les attentats de Paris, de nouvelles révélations font surface. Abdelhamid Abaaoud a passé quatre jours caché dans un buisson, à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis, après les attentats, indique Le Parisien, ce dimanche.
C'est grâce à un "témoignage décisif", obtenu le 16 novembre dernier, que les policiers ont pu tracer la piste du superviseur des attentats. Et ce alors qu'ils étaient persuadés que l'homme se trouvait en Syrie. En réalité, Abdelhamid Abaaoud est caché, depuis quatre jours, "comme un SDF", dans une zone d'entrepôts, près de l'A86. Les recherches sur son téléphone portable révèlent qu'il s'y était réfugié quelques heures après les attentats.
L'assaut est lancé à Saint-Denis à 4 heures du matin
Les enquêteurs décident alors d'installer une caméra le lendemain, le 17 novembre, en début d'après-midi. A 20h10, une jeune femme approche de la fameuse planque végétale, un téléphone à l'oreille: il s'agit d'Hasna Aït Boulahcen, la cousine d'Abaaoud. Un homme, puis un second, sortent des fourrés. Bien qu'une partie du visage soit dissimulée, les policiers de la sous-direction terroriste en sont convaincus: il s'agit bien d'Abdelhamid Abaaoud.
Faut-il intervenir dès maintenant? Non, répondent leurs supérieurs, car le suspect porte un gilet fermé. Les enquêteurs craignent qu'il ne dissimule un gilet explosif. Les policiers poursuivent donc la filature jusqu'à Saint-Denis. Les trois individus s'introduisent dans un immeuble vétuste aux alentours de 22 heures. L'assaut sera ensuite lancé par le Raid à 4 heures du matin.
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