L'islamiste belge à l'origine du projet d'attentat déjoué contre le Bataclan en 2010, Farouk Ben Abbes, aurait pu être inculpé dès 2012 par des juges français si l'Egypte avait coopéré. Cet homme d'origine tunisienne, écroué cette année-là, est suspecté d'être impliqué dans l'attentat du Caire en 2009, qui avait tué une Française. Il est également proche de Fabien Clain, le converti français qui a revendiqué au nom de Daech les attentats du 13 novembre 2015 à Paris.
Le Figaro révèle que les deux juges en charge de l'enquête sur Ben Abbes ont été forcés de prononcer un non lieu en 2012, en raison de l'absence de coopération des autorités égyptiennes. "Malgré plusieurs demandes d'entraide pénale", les autorités égyptiennes "n'ont jamais transmis la moindre pièce de procédure permettant d'étayer les éléments qu'elles avaient pu elles-mêmes recueillir, notamment les déclarations de Farouk Ben Abbes (...) relatives à un projet d'attentat en France", expliquent-ils au quotidien.
Interpellé dès 2009
Les renseignements français avaient obtenu initialement des informations de la part des services de sécurité égyptiens, indiquant que Ben Abbes projetait de s'en prendre à "une cible israélite située à Saint-Denis" ou au Bataclan à Paris, car son propriétaire était juif.
Interpellé en avril 2009 à son retour de la bande de Gaza, Farouk Ben Abbes avait déjà été libéré en juin 2010 une première fois, faute de preuves contre lui.
Selon Le Point, Farouk Ben Abbes serait actuellement assigné à résidence en France dans le cadre de l'état d'urgence.
