L'enquête avance, 10 mois après les attentats de janvier à Paris. Deux personnes, dont un homme déjà incarcéré pour trafic d'armes en bande organisée, ont été placées en garde à vue ce mardi, selon une information de BFMTV confirmée par l'AFP.
Il s'agit de Claude Hermant, proche des milieux d'extrême droite du nord de la France, et de sa compagne, a précisé le parquet de Lille. Les enquêteurs les interrogent car des armes retrouvées dans l'arsenal d'Amédy Coulibaly, le tueur de l'Hyper Cacher, avaient transité par une société gérée par la compagne d'Hermant, a expliqué une source proche de l'enquête.
Claude Hermant, ancien militaire, identitaire, indic
Claude Hermant appartient au Bloc identitaire, un groupuscule nationaliste révolutionnaire. Proche des milieux néonazis, ancien mercenaire et ex-membre du service de sécurité du Front national, il jouait également le rôle d'indic' pour la gendarmerie. En janvier dernier, la Voix du Nord indiquait qu'il était soupçonné d'avoir écoulé pendant plusieurs années des armes de guerre remilitarisées, sans forcément savoir que l'une d'entre elles avait atterri entre les mains de Coulibaly. L'arme aurait transité par un intermédiaire en Belgique.
Claude Hermant tenait une friterie à Lille et occupait un poste de surveillant d'internat dans un centre médico-pédagogique avant de se faire arrêter, racontaient Marianne et Libération en mai dernier. Son CV compte également une mission de mercenaire au Congo, où il a fait un séjour en prison. Ancien para, boxeur, c'était aussi un proche de Serge Ayoub, membre du mouvement d'extrême droite radical dissout Troisième Voie.
