Affaire Griveaux, la suite. Piotr Pavlenski, l'activiste russe qui a diffusé des images intimes de l'ancien candidat LREM à la mairie de Paris, a refusé de se soumettre à une expertise psychiatrique dans les délais imposés par la justice, rapporte ce vendredi France Info, citant son avocat, Me Yassine Bouzrou qui qualifie l'expertise d'"obligation inutile et vexatoire".

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Pavlenski, mis en examen pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "diffusion sans l'accord de la personne d'un enregistrement portant sur des paroles ou images à caractère sexuel", devait se soumettre à une expertise psychiatrique avant le 15 juillet, selon un courrier d'une juge d'instruction daté du 6 juillet, qui rappelait que son contrôle judiciaire l'astreignait à "envoyer des justifications de soins psychiatriques tous les deux mois" et que "tout manquement volontaire aux obligations de votre contrôle judiciaire peut entraîner à (son) égard une mesure de placement en détention provisoire".

Pavlenski avait répondu à ce courrier, justifiant son refus de se soumettre à l'expertise et se disant victime d'une "situation de traitement forcé" : "Nous avons déjà trop d'exemples historiques où, avec l'aide de la psychiatrie, tout ce qui ne correspondait pas à l'idéologie de l'État était nettoyé. C'est un exemple de la façon dont la science devient un instrument d'unification idéologique."