Les gros travaux de déblaiement de la "Jungle" de Calais ont commencé jeudi peu après 8h30 dans la partie ouest du camp, quasiment désertée depuis mercredi après-midi, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.
Une grosse pelleteuse accompagnée de deux engins d'évacuation arrachait les abris situés dans cette zone. Un gros cordon de CRS a été déployé pour empêcher les curieux, des journalistes et une poignée de migrants passant par là, d'y accéder.

Une partie des abris de la "Jungle" de Calais ont été incendié le 26 octobre 2016
© / afp.com/PHILIPPE HUGUEN
Un mineur a été refoulé: "Je dois prendre mes affaires! Mes affaires!" Mais le policier ne l'a pas laissé passer, et le jeune est reparti énervé.
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La préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio a annoncé mercredi "la fin de la Jungle" après la "mise à l'abri" en trois jours de 5600 migrants (Soudanais, Afghans et Érythréens surtout) selon le gouvernement. C'est un peu moins que le nombre de personnes recensées sur le camp mentionné ces derniers jours encore par l'Etat (6400).
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Jeudi matin, au moins une centaine de jeunes migrants, tous mineurs selon eux, se sont encore massés devant le centre de transit ouvert pour l'évacuation de la "Jungle" mais qui est désormais fermé, "pour éviter un appel d'air", selon la préfète.
