Au lendemain des dégradations violentes du siège de la CFDT par une centaine de casseurs à Paris, c'est une autre organisation syndicale, la CGT, qui a été la cible d'une attaque, dans la nuit de vendredi à samedi.

A l'entrée du siège du principal syndicat d'opposition à la loi Travail, situé à Montreuil, plusieurs vitres ont été brisées par des "individus cagoulés" a précisé le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Une enquête a été ouverte

"Ca s'est fait assez vite. Des individus cagoulés avec des sacs à dos ont franchi les barrières et ont tapé, forcément avec des objets costauds, sur des portes et des vitres", a-t-il précisé, ajoutant qu'une équipe de police a constaté les faits et qu'une enquête a été ouverte.

Toutefois, les personnes cagoulées n'ont pas pu entrer à l'intérieur du siège de la première organisation syndicale française. "Il y a plusieurs portes à franchir pour rentrer au siège. Ils ont cassé la première, les vitres sur les côtés, mais ils n'ont pas pu entrer parce qu'il y a un système qui se déclenche", a poursuivi Philippe Martinez.

Manuel Valls condamne

"On a évité le pire", a encore dit le secrétaire général, assurant que le siège n'a jusqu'à présent jamais été victime de violences d'"une telle ampleur".

Dans un tweet, le Premier ministre Manuel Valls a condamné fermement ces actes de vandalisme:

Des vitres brisées qui rappellent celles du siège de la CFDT, installé dans le XIXe arrondissement de Paris, dans le quartier Belleville, et qui avait été vandalisé jeudi soir, après la manifestation des anti-loi Travail.