Hayat Boumeddiene est-elle finalement toujours en vie ? La compagne d'Amedy Coulibaly, l'un des auteurs des attentats de janvier 2015 en France, est en tout cas visée par une nouvelle enquête antiterroriste, selon une source judiciaire, confirmant une information de France 2. Cette enquête a été ouverte fin avril pour "association de malfaiteurs terroristes criminelle", après le témoignage en mars d'une femme revenant de la zone irako-syrienne.
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Hayat Boumeddiene, déjà renvoyée aux assises dans l'enquête sur les attentats contre Charlie Hebdo, une policière de Montrouge et l'Hyper Cacher, avait précédemment été donnée pour morte par l'épouse du djihadiste français Jean-Michel Clain en mars 2019. La femme qui a témoigné auprès de la justice française a rapporté que Hayat Boumeddiene était en vie en octobre 2019 et qu'elle se serait échappée du camp d'Al-Hol, où elles étaient toutes les deux retenues, sans être identifiée, a précisé la chaîne de télévision publique.
Elle avait rejoint la zone irako-syrienne quelques jours avant les attaques de janvier 2015, en compagnie des deux frères Belhoucine, dont l'aîné Mohamed est considéré comme le mentor d'Amedy Coulibaly. Tous trois sont d'ailleurs visés par un mandat d'arrêt en vue du procès aux assises qui se tiendra en septembre pour juger ces attentats. Hayat Boumeddiene aurait notamment participé à des escroqueries aux véhicules afin de financer les projets de son compagnon, épousé religieusement et non civilement.
Premiers attentats d'une vague djihadiste en France
Selon des sources concordantes, plusieurs enquêtes ont récemment été ouvertes par la justice antiterroriste visant des personnes disparues et parfois présumées mortes en zone irako-syrienne. Le 7 janvier 2015, les frères Chérif et Saïd Kouachi avaient tué 12 personnes dans l'attaque du journal satirique Charlie Hebdo avant de prendre la fuite.
Le lendemain, Amedy Coulibaly avait tué une policière municipale à Montrouge dans les Hauts-de-Seine). Le 9 janvier, il avait ensuite tué quatre hommes, tous juifs, lors de la prise d'otages du magasin Hyper Cacher, dans l'Est parisien. Il était mort sur place dans un assaut policier ; les frères Kouachi avaient été abattus peu avant dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële en Seine-et-Marne où ils s'étaient retranchés. Cette issue avait mis un terme aux premiers attentats d'une vague djihadiste en France qui a fait au total 258 morts.
